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Pourquoi votre famille vous rend fou

Alexandra Le Seigneur, mis à jour le 26.12.2013 à 12 h 09

Diner chez les Sopranos

Diner chez les Sopranos

Ca y est, Noël c’est déjà fini, on peut passer à autre chose. Enfin presque.

Pour beaucoup, les vacances en familles sont encore loin d’être terminées, au grand dam de certains. Oui, les fêtes de fin d’année ne sont pas faciles pour tout le monde et The Atlantic a voulu en connaitre les raisons. Elles sont simples et se résument en quatre théories qui répondent à cette simple question: «Pourquoi nos familles nous rendent-elles fous?»

La première théorie, «le narcissisme des petites différences» nous vient tout droit de la psychologie freudienne. Le docteur avait déduit que plus des peuples étaient similaires et vivaient proches les uns des autres, plus ils étaient enclins à se battre.

«Ce sont précisément les différences mineures chez les gens, qui sont par ailleurs semblables, qui forment la base de sentiments d'hostilité entre eux

Chris Logan, professeur de psychologie à Dallas a remarqué que lorsqu'une famille se réunit à la même table pour célébrer la même chose, on tente de se différencier des autres et de montrer aux parents qu’on a fait les bons choix dans la vie.

On se différencie et on essaye de passer au-dessus des idéologies racistes de son cousin. Mais il y a des petits détails qu’on ne peut ignorer.

Par exemple: la même blague du grand-père chaque année ou les reflexions perpétuelles de la tante sur la cuisson de la dinde. Joe Palca, auteur de Annoying: The science of what bugs us parle d’«allergènes sociaux»:

«Les petites choses qui ne suscitent pas beaucoup de réactions au début, peuvent conduire à des explosions émotionnelles à cause d’une exposition répétée

Soit on explose soit on respire un bon coup et on prend sur soi. C’est la théorie n°3 : «l’agression passive». En restant passif, on évite de faire une bêtise et dire LE truc qui va ruiner l’ambiance. Mais attention à la confrontation et aux débordements…

Ces confrontations ont fait l’objet d’une étude sur les membres de 65 familles dont au moins un enfant est en «10th grade» (l’équivalent de notre classe de seconde). Dans ces familles, les conflits existent à la fois entre parents et enfants et entre frères et sœurs.

Et quelle est la manière la plus fréquente de résoudre un conflit? Le fuir, tout simplement. Dans la quatrième théorie, on comprend que ce n'est pas parce que l'on quitte l'adolescence que les conflits avec ses parents et avec ses frères et soeurs vont disparaitre, surtout si le frère ou la soeur ont presque le même âge.

Vous voilà rassuré, les conflits familiaux ça arrive, c’est même plutôt commun. Vous avez cependant besoin de quelques astuces pour tenir le coup jusqu’au nouvel an? En voici quelques-unes du psychologue Leonard Fedler, à lire sur CNN: abaissez vos attentes, arrivez tard et repartez tôt et si vous devenez nerveux, appelez un ami pour changer d'air.

Alexandra Le Seigneur
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