Égalités / Life

Gay for a day: l'Inde s'embrasse contre la repénalisation de l'homosexualité

Temps de lecture : 2 min

Photos parues sur Twitter avec le hashtag #gayforaday
Photos parues sur Twitter avec le hashtag #gayforaday

Après la repénalisation de l'homosexualité en Inde le 11 décembre, les réseaux sociaux se mobilisent. L'homosexualité n'était plus un crime depuis 2009, quand la Haute Cour de Delhi avait jugé que l'article 377 constituait «une violation des droits fondamentaux». La décision n'avait d'effet qu'à Delhi, mais les sanctions contre les homosexuels avaient finalement été abandonnées dans tout le pays. Le 11 décembre, la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays, a de nouveau déclaré l'homosexualité comme illégale, et ajouté que cette illégalité n'était pas contraire aux droits fondamentaux.

La réponse sur les réseaux sociaux ne s'est pas faite attendre, Al Jazeera rapporte qu'une campagne montée à la hâte après la parution de la nouvelle invite les gens à se prendre en photo en train d'embrasser quelqu'un du même sexe. Son nom? Gay for a Day, «homosexuel(le) le temps d'une une journée». Sur Facebook et Twitter les participants se prennent en photo à deux, les plus pudiques s'enlacent, les plus nombreux s'embrassent sur la joue, quelques courageux osent les lèvres.

D'après DNA India, qui parle d'une loi archaïque, le mouvement a été lancé par Tanmay Sahay. «J'ai observé le sentiment général de rage et de désespoir sur mes fils Facebook et Twitter après le jugement d'hier et je me suis senti moi-même extrêmement découragé», explique-t-il. Il lui vient alors l'idée de publier une photo de lui en train d'embrasser un homme avec cette légende, «criminel». D'autres personnalités indiennes, comme la styliste Sapna Bhavnani, l'écrivaine Anju Maskeri ou les entrepreneurs Mahesh Murthy et Vishal Gondal.

Naturellement, la loi trouve aussi ses partisans. Mais que ses supporters ne crient pas victoire trop vite: dès l'annonce de la repénalisation de l'homosexualité, l'ONU a désapprouvé la décision. Face à cela, et avec l'opposition qui gronde sur les réseaux sociaux et dans les rues, plusieurs ministes ont appelé le parlement à légiférer pour rétablir les droits des homosexuels, relève le Point. A quand le mariage?

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