LifeTech & internet

Bientôt un bouton «Je compatis» sur Facebook? Sans doute pas

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 09.12.2013 à 11 h 35

Facebook Like-Brownie / andreasivarsson via Flickr CC Licence By

Facebook Like-Brownie / andreasivarsson via Flickr CC Licence By

Facebook l’a affirmé au début de l’année 2013: il n’y aura pas de bouton «Je n’aime pas» sur le réseau social, a rappelé Bob Baldwin, un ingénieur de Facebook, qui s’exprimait sur le site Reddit.

En revanche, le Huffington Post écrit que la firme a expérimenté l’idée d’un bouton «sympathize», soit «Je compatis», qui serait utile lorsqu’un membre annonce sur le réseau un décès, un accident ou le prolongement de sa période de dépression, ou quand un média partage une nouvelle dramatique, comme un tremblement de terre meurtrier.

C’est lors d’un «hackaton», événement qui permet aux ingénieurs de Facebook de tester des idées nouvelles, que la proposition a fait son chemin. Si l’utilisateur choisit dans la liste d’émotions prévues par Facebook de partager sa tristesse, sa fatigue, son énervement ou sa confusion, le bouton «J’aime» se transformerait alors automatiquement en «Je compatis».

Comme le HuffPo prend soin de le préciser, ce n’est pas parce que l’idée a été évoquée lors d’une de ces réunions qu’elle a une chance quelconque d’aboutir, les hackatons permettant surtout à Facebook d’explorer des idées «out of the box». Cela étant dit, certains services essentiels de Facebook, comme la messagerie instantanée plus communément appelé «le chat», est une option qui a émergé lors d’un hackaton.

Il est donc peu probable que le «Like» soit un jour concurrencé par d’autres boutons dans un avenir proche. En avril 2010, Slate écrivait que Mark Zuckerberg avait annoncé la mise en place prochaine de ce petit bouton d’apparence inoffensive mais qui risquait bien de changer la manière dont les gens utilisent Internet et partagent des contenus.

Depuis, le bouton est devenu tellement omniprésent sur les contenus web que «ce que vous “likez” sur Facebook révèle votre personnalité», puisque des chercheurs s’amusent désormais à deviner vos opinions politiques, vos croyances religieuses ou votre orientation sexuelle avec un taux de réussite supérieur à 80%, seulement à partir de l’utilisation que vous faites du bouton.

Jean-Laurent Cassely
Jean-Laurent Cassely (990 articles)
Journaliste
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte