Santé / Life

L’hypertrophie bénigne de la prostate, c'est vraiment bénin

Temps de lecture : 2 min

Un médecin généraliste. REUTERS/Philippe Wojazer
Un médecin généraliste. REUTERS/Philippe Wojazer

L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est une affection dont le diagnostic ne pose aucun problème particulier. Selon la Haute autorité de la Santé, «l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est un état de la nature plus qu'une pathologie. Elle se définit anatomiquement par une augmentation de la taille de la prostate non due à un cancer, et histologiquement par une hyperplasie de la zone transitionnelle de la prostate» généralement observée qhez l'homme de plus de 50 ans.

Sa principale conséquence clinique consiste en une gêne à la vidange vésicale. Les symptômes (on parle ici de «troubles urinaires du bas appareil») retentissent de façon variable sur la qualité de vie. Ce sont ces inconvénients qui motivent généralement la demande de traitement.

Selon la Haute Autorité de Santé, la proportion des hommes souffrant de cette «pathologie très fréquente» et présentant de tels troubles (moyens ou sévères) est respectivement estimée à:

  • 8% pour les hommes de 60 ans-69 ans
  • 15% pour les hommes de 70 ans-79 ans
  • 27% pour les hommes de 80 ans-89 ans

Les complications potentielles de l’HBP sont la rétention aiguë d’urine, la rétention chronique avec mictions par regorgement, l’apparition de calculs vésicaux, de diverticules vésicaux ou d’une insuffisance rénale.

Au départ, le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate est médicamenteux: alpha-bloquants, médicaments inhibiteurs de la 5-alpha-réductase (ou médicaments «érectiles» comme le Cialis) et phytothérapie. Parmi les effets secondaires, on peut observer des vertiges et des hypotensions orthostatiques (la fameuse «chute de tension» quand on se lève trop brusquement).

Le traitement chirurgical est proposé en cas d’efficacité jugée insuffisante par le patient du traitement par médicaments. La «résection endoscopique de prostate» demeure l’intervention de référence et la procédure la plus pratiquée en France. C’est une intervention parfaitement codifiée dont les effets secondaires sont le plus souvent bien supportés.

Jean-Yves Nau Journaliste

Newsletters

Pour une femme tocophobe, la naissance de son enfant n’est pas un heureux événement

Pour une femme tocophobe, la naissance de son enfant n’est pas un heureux événement

La peur pathologique de la grossesse peut entraîner des complications au cours de l’accouchement et/ou après la naissance.

Regarder du porno n'est pas un problème

Regarder du porno n'est pas un problème

Des décennies de méfiance paranoïaque ont failli faire ranger l’addiction au porno parmi les pathologies officiellement incluses dans la Classification internationale des maladies. Heureusement, l’Organisation mondiale de la santé ne s’y est pas trompée.

«Quand je suis tombée malade, j’ai senti que mon corps ne pourrait pas endurer pire»

«Quand je suis tombée malade, j’ai senti que mon corps ne pourrait pas endurer pire»

Sur les 54 000 nouveaux cas annuels de cancers du sein, 10% touchent des femmes de moins de 40 ans. L’association Jeune et Rose leur est dédiée.

Newsletters