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Le projet de ville flottante «Freedom Ship» à nouveau sur les rails

Le design du projet Freedom Ship

Le design du projet Freedom Ship

Et si vous habitiez dans une ville flottante géante faisant le tour du monde? C'est le projet d'une entreprise floridienne, qui affirme pouvoir construire un «Freedom Ship» («bateau de la liberté) accueillant 40.000 habitants, des hôpitaux, des écoles, des magasins, des parcs et même un petit aéroport, le tout pour la modique somme de 10 milliards de dollars (plus de 7 milliards d'euros), rapporte The Telegraph.

La navire aux dimensions hors normes (25 étages, 1,6 kilomètre de long et pesant 2,7 millions de tonnes) serait si gros qu'il ne pourrait entrer dans aucun port du monde. A la place, il ferait le tour de la planète une fois tous les deux ans, jetant l'encre au large de grandes villes pour permettre à ses habitants de profiter de certaines des meilleures destinations touristiques du globe.

Le projet est encore loin de devenir réalité, mais ses concepteurs ont déjà préparé un programme bien détaillé: il partirait de la côte Est des Etats-Unis en juin pour arriver en Europe pendant l'été. Là, il descendrait du Nord de l'Ecosse jusqu'à Gibraltar avant de pénétrer en Méditerranée.

Il passerait Noël au large de l'Afrique du Nord avant de prendre la direction de l'Afrique du Sud en janvier. Il terminerait son périple de deux ans aux Amériques, de la Patagonie à Rio de Janeiro avant de rentrer aux Etats-Unis puis de recommencer le même parcours.

En plus de ses habitants, le navire pourrait accueillir 30.000 visiteurs chaque jour, dont 10.000 peuvent y passer la nuit, ainsi que 20.000 membres d'équipage et autres travailleurs. Roger M. Gooch, directeur et vice-président de Freedom Ship International, a déclaré:

«Le projet sera lourdement capitalisé, et l'économie mondiale n'a pas vraiment encouragé des projets jamais vus avant et progressifs comme le notre au cours des dernières années. Nous attirons plus d'intérêt autour du projet depuis six mois et nous pensons pouvoir lever le milliard de dollars nécessaire pour commencer les travaux.»

Le projet «Freedom Ship» n'est pas nouveau, et nous parlions ici-même en 2012 des difficultés rencontrées:

«Freedom Ship devait être plus gros que le Titanic, accueillir 50.000 locataires, tous exemptés d’impôts, pour la somme généreuse de 11 milliards de dollars. Le bateau de 25 étages aurait dû se balader sur les mers depuis 2003, mais aux dernières nouvelles, «la liberté est en retard», comme le résume China Miéville, qui s’est amusé à aller déceler les dessous peu reluisants de cet énième projet avorté d’utopie flottante.

"Freedom Ship Inc. n’a rien caché de son arrangement avec les autorités du Honduras pour construire le vaisseau à Trujillo, invoquant les avantages géographiques et la main d’œuvre bon marché des dix à vingt mille ouvriers imaginaires qu’ils imaginent exploiter."

Une manifestation a même été organisée par la minorité garifuna, des descendants d’esclaves africains et améridiens, dénonçant les confiscations de leurs terres à cause de la construction du bateau. «Le Freedom Ship est et restera un château dans les airs –ou sur la mer– mais il a déjà posé ses fondations, sur la terre de quelqu’un d’autre», claironne l’écrivain britannique. Mais dans l’affaire, les garifunas ne risquent pas d’être les seuls à se plaindre: 4.000 personnes avaient déjà réservé leur ticket pour la liberté des mers pour des sommes allant de 80.000  à 5 millions de dollars.»

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