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Le «sexting» des soldats de la Seconde Guerre mondiale

Maïlys Masimbert, mis à jour le 20.11.2013 à 11 h 47

Navy men reading their mail. Alex Lindeman via FlickrCC License by

Navy men reading their mail. Alex Lindeman via FlickrCC License by

L'envoi de messages ou de photos à caractère sexuel à son/sa partenaire n'a pas attendu l'avènement des smartphones pour se développer. Les soldats anglophones au front avant et pendant la Seconde Guerre mondiale le faisaient déjà, révèle Simon Garfield dans son livre To the letter paru le 14 novembre. 

Ils utilisaient des acronymes comme moyen détourné «pour faire comprendre à leurs bien-aimées qu’ils pensaient à elles», rapporte le New York Mag.

Mentalfloss rapporte les propos de l'auteur qui explique:

«Les soldats étaient soit trop embarrassés pour écrire leurs messages en entier soit pensaient que leurs lettres seraient lues et censurées par leurs supérieurs.»

Si certains acronymes sont plutôt sages, d’autres sont carrément explicites. Mentalfloss en propose 11, en voilà déjà cinq pour vous donner un petit aperçu de la chose:

  • FRANCE: Friendship Remains And Never Can End (L’amitié demeure et ne finit jamais).
  • SWALK: Sealed With A Loving Kiss (Scellé avec un baiser amoureux)
  • EGYPT: Eager to Grab Your Pretty Tits (Envie d’attraper tes jolis seins)
  • CHINA: Come Home I’m Naked Already (Rentre à la maison, je suis déjà nu-e)
  • ENGLAND: Every Naked Girl Loves A Naked  Dick (Toute fille nue aime les bites à l’air).

«L’appétit sexuel, en ces temps moins permissifs, était la mère de l’invention», semble regretter The Guardian, à l’heure où les sextos, l'envoi de messages, photos voire vidéos, à caractère sexuel via SMS, ont remplacé les lettres érotico-sentimentales des soldats de 1939. La pratique que l'on pensait essentiellement le fait des adolescents, est en fait généralisée à toutes les catégories de la population, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, expliquait sur Slate Titiou Lecoq. 

Et à ceux qui pensaient que l'envoi de photos étaient un phénomène récent dans la pratique du sexting, Titiou Lecoq rappelait encore que Goya déjà avait peint la Maja nue, représentant la maîtresse de son commanditaire, mais en deux tableaux «puisqu’il existe une maja vêtue et une maja nue, l’une ayant servi à masquer l’autre par un système de poulies qui renforçait l’effet érotique du dévoilement du corps».

Il ne vous reste plus maintenant qu'à aller demander à vos grands-parents quels acronymes ils utilisaient...

Maïlys Masimbert
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