LifeScience & santé

Ils créent un bras robotique de super-humain pour moins de 1.500 euros

Laszlo Perelstein, mis à jour le 08.11.2013 à 12 h 41

Présentation de l'exosquelette Titan Arm par ses créateurs.

Chaque année, un concours organisé par la marque Dyson récompense des étudiants innovants tant en termes de design industriel que d’ingénierie. Des 650 projets internationaux qui concouraient pour l'édition 2013, d'après Le Matin, c'est l’équipe du Titan Arm qui s'est démarquée. Leur exosquelette a remporté la somme de 30.000 livres (36.000 euros) à laquelle s’ajoute 10.000 livres (12.000 euros) pour l'université de Pennsylvanie, dans laquelle ils étudient.

D’après ses concepteurs, l’exosquelette Titan permet à son utilisateur de soulever jusque 22,6 kilos. Ce bras robotique est destiné à des victimes d’attaque cérébrale ou de blessure puisqu’il «fournit des retours détaillés aux médecins» mais également à des personnes handicapées à vie.

De plus en plus utilisées, les imprimantes 3D ont permis à l’équipe de réaliser le Titan Arm pour moins de 2.000 dollars (1.490 euros) après huit mois de conception. Un coût minime qui représente seulement 1/50e du prix d’un exosquelette classique, selon The Guardian.

Un atout de taille puisque malgré leur grand intérêt pour les personnes handicapées et leur usage dans des hôpitauxles exosquelettes ne sont généralement pas couverts par les assurances, rappelle Discovery. 

Différents modèles d’exosquelettes existent (comme celui de Panasonic pour les jambes) mais c'est son côté très abordable qui a valu à l'invention des étudiants de l'université de Pennsylvanie de remporter le premier prix, explique Sir James Dyson, le milliardaire inventeur des aspirateurs éponymes:

«LeTitan Arm possède de façon évidente un design ingénieux, mais l’équipe a utilisé des techniques de manufacture modernes, rapides –et relativement peu chères– pour rendre ce projet encore plus irrésistible.»

Ce n’est pas la première fois que des chercheurs utilisent une imprimante 3D dans la conception d’un exosquelette. Des médecins d’un hôpital du Delaware ont déjà utilisé cette technologie pour imprimer un exosquelette biomécanique de Wilmington Robotic Exoskeleton, permettant ainsi à une petite Américaine de 4 ans de retrouver l’usage de ses bras

De plus en plus de bras artificiels et exosquelettes sont créés pour assister dans leur quotidien des personnes hadicapées. Le journal Nature rapportait il y a quelques temps l’invention d’un bras robotique externe connecté directement au cerveau de son utilisateur et pouvant bouger par la pensée. L’invention permet à des personnes tétraplégiques de se servir d’un ordinateur ou de boire sans aide

Laszlo Perelstein
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