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Risque-t-on une pénurie mondiale de vin?

Laszlo Perelstein, mis à jour le 31.10.2013 à 9 h 27

Fûts en cave. Philip Larson via Flickr CC License by.

Fûts en cave. Philip Larson via Flickr CC License by.

Les viticulteurs et amateurs de vin ont de quoi se réjouir, la production mondiale est cette année en hausse et retrouve le niveau de 2006 après plusieurs années de baisse consécutive. En 2013, ce ne sont pas moins de 281 millions d’hectolitres qui ont été produits, loin devant les mauvais résultats de l’an passé (258 millions), selon l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).

Une pénurie pourrait toutefois guetter, s’inquiète Morgan Stanley Research dans un récent rapport notamment commenté par Business Insider. Et pour cause, la consommation de la Chine et des Etats-Unis est en hausse constante.

Ils se rapprochent à grands pas de la France, qui, si elle n'est «que» le deuxième producteur mondial (44 millions d’hectolitres, contre 45 pour l’Italie), est toujours le premier consommateur de vin de la planète.

Les Américains boivent désormais 12% du vin consommé annuellement. Depuis le début du siècle, la consommation par habitant des Etats-Unis a doublé, celle de la Chine a, elle, été multipliée par quatre sur les cinq dernières années.

«Les données suggèrent qu’il pourrait y avoir un stock insuffisant pour subvenir à la demande des prochaines années, au moment où les crus actuels sont commercialisés.»

La Chine ne compte toutefois pas que sur l’import et consomme de plus en plus le vin qu’elle produit, explique Les Echos. Ce qui n’empêche pas Morgan Stanley de s’inquiéter pour les années à venir puisqu’en 2016, la banque d’investissement estime que la consommation chinoise aura encore doublé et que «d’avantages d’importations seront nécessaires pour suivre cette hausse».

Cet alarmisme doit toutefois être relativisé. D’après l’Organisation internationale de la vigne et du vin, la consommation mondiale de vin stagne ces dernières années et n’a toujours pas rattrapé le niveau de 2007 alors que la production repart à la hausse.

«Avec 300.000 hectares de vignes en moins par rapport à l'année 2006, la récolte en 2013 a été assez importante grâce à une productivité qui continue à progresser malgré le coup d'arrêt que les conditions climatiques adverses avaient provoqué en 2012», a déclaré dans un communiqué le directeur général de l'OIV, Federico Castellucci, au siège de l'organisation à Paris.

Laszlo Perelstein
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