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Expo «Ma Cantine en ville»: non, les food trucks n'ont pas le monopole de la cuisine mobile

Lucie de la Héronnière, mis à jour le 30.10.2013 à 9 h 25

Exposition Ma cantine en ville, Voyage au coeur de la cuisine de rue. Photo: Cité de l'architecture et du patrimoine

Exposition Ma cantine en ville, Voyage au coeur de la cuisine de rue. Photo: Cité de l'architecture et du patrimoine

L’année dernière, une première exposition Ma cantine en ville présentait un beau panorama en photos et croquis de la street food mondiale. Le second volet vient d’ouvrir ses portes, à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris jusqu'au 2 décembre. 

On retrouve des pièces de la première expo: des images du monde entier montrant l'immense variété des cantines mobiles citadines, mais aussi des croquis très bien faits sur les différentes familles de cuisine de rue (brouette, tricycle, baraque roulante…), sur les conditions qui rendent possible la street food (formalités administratives, climat, réglementation sanitaire, capacité d’accueil de l’espace public…) ou encore sur les fonctions des dispositifs des cuisines de rue.

Nouveauté pour cette deuxième expo, on se balade entre les prototypes des créations des lauréats d’un concours de micro-architecture sur le thème de la cuisine de rue, proposé aux étudiants des écoles françaises d’architecture, de design, d’art, d’ingénieur et de paysage.

«Comment nourrir et se nourrir dans la densité et l’extension infinie de nos villes, et comment faire pour que ces moments soient facteurs de sociabilité?» Belle question à laquelle les étudiants devaient répondre... Les participants ont donc dû imaginer une petite structure, pouvant assurer un maximum de fonctions: un dispositif, «objet hybride entre meuble, véhicule et architecture».

Voilà quelques exemples des engins malins de la street food du futur, parce qu'il n'y a pas que les food trucks dans la vie: 

Elodie Doukhan, Nicolas Mussche pour DEUX À DEUX, Ecole Spéciale d'Architecture, Paris (à gauche) et Simon Joyau, Benjamin Charles, Thibault Vallet pour AU COIN DU GRILL, Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Malaquais (à droite).

Le projet «Deux à deux» est «conçu comme une cantine et comme un point de distribution pour les coopératives agricoles». Deux remorques jumelles, déplaçables à vélo, remplissent deux fonctions complémentaires: stocker, présenter les produits frais d’un côté, préparer le déjeuner de l’autre. Ces deux parties peuvent être installées, en fonction de la configuration des lieux, face à face, côte-à-côte ou dos à dos. L’idée est de créer une «interface conviviale» et mobile, entre producteurs, restaurateurs et consommateurs...

A côté, «Au Coin du Grill» propose tout simplement de saisir des légumes, pour mettre à nu la cuisine dans l'espace public. 

Déborah Janssens, Elodie Elsenberger pour LA MACHINE À VAPEUR, Ecole Supérieure d’Art et de Design de Reims

«La machine à vapeur» est «une cantine nomade autosuffisante qui rassemble des citadins autour d’un repas sain et équilibré». La remorque se transforme en lieu de consommation, mini-restaurant sur le trottoir, dans lequel les gens sont invités à prendre une pause. 

Célia Derijard, Clémence Rouge, Yvonne Fandke pour RAMÈNE TON BOL, Ecole Boulle, Paris

«Ramène ton bol» propose de la soupe. «Cette cantine fonctionne grâce à un système d’échange», puisque le matin, les cuisiniers aident au montage des étals du marché, et hop, récupèrent quelques cagettes de légumes pour cuisiner leur potage. 

En plus de ces créations grandeur nature, des petites maquettes présentent d’autres projets, les «prix coup de cœur» comme «BBQ cosmique BBQ participatif», «La boîte à tapas» ou encore «Pousse-soupes». Toutes ces inventions montrent que le champ des engins à imaginer est immense dans le domaine de la street food.

Après une vague de food trucks, la France se met petit à petit aux tricycles et triporteurs. Comme on peut le constater dans l'exposition, ces véhicules à trois roues sont déjà largement utilisés dans de nombreux pays plus friands de cuisine de rue. 

L.H.

Ma cantine en ville Cité de l’architecture et du patrimoine, 1 place du Trocadéro, Paris, 16e, dans la galerie basse des expositions temporaires (entrée libre). 

Crédits photos: Cité de l'architecture et du patrimoine.

Lucie de la Héronnière
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Journaliste
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