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De nouvelles images de la nébuleuse du Boomerang, l'endroit le plus froid de l'univers

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 26.10.2013 à 11 h 56

La nébuleuse du Boomerang (Bill Saxton; NRAO/AUI/NSF; NASA/Hubble; Raghvendra Sahai).

La nébuleuse du Boomerang (Bill Saxton; NRAO/AUI/NSF; NASA/Hubble; Raghvendra Sahai).

Sur la photo, on dirait un peu une dent ou, relève le site Wired, un A majuscule. Le communiqué du National Radio Astronomy Observatory, lui, la compare désormais à un nœud papillon: avec une température de 1 Kelvin (-272 degrés Celsius environ, sachant que le zéro absolu est à -273,15 degrés), la nébuleuse du Boomerang, l'endroit le plus froid de l'univers, située à 5.000 années lumières dans la Constellation du Centaure, vient de faire l'objet de révélations grâce aux clichés pris par le radiotélescope géant Alma, installé dans le désert d'Atacama au Chili.

«Cet objet ultra-froid est extrêmement intrigant et nous apprenons beaucoup plus de sa vraie nature grâce à Alma. Ce qui ressemblait à un double lobe, ou une forme de "boomerang", depuis des télescopes optiques terrestres, est actuellement une structure beaucoup plus étendue, en rapide expansion dans l'espace», a expliqué dans un communiqué Raghvendra Sahai, chercheur à la Nasa et coordinateur des recherches, qui ont donné lieu à un article publié dans le Astrophysical Journal. La nébuleuse du Boomerang avait été découverte en 1980 par les chercheurs Keith Taylor et Mike Scarrott.

Le site Discovery tente d'expliquer de manière grand public pourquoi la température de cette nébuleuse est aussi «incroyablement froide» (comme le note Wired, elle est inférieure de deux degrés à celle de l'espace interstellaire):

«En fait, elle se refroidit elle-même à mesure qu'elle grossit, selon les astronomes qui l'ont observée. Alors que l'étoile de type solaire située en son centre approche de la fin de sa vie, elle fait grossir la nébuleuse avec des épanchements rapides de gaz. Cette expansion a un effet refroidissant, similaire à la façon dont le gaz qui se diffuse dans les réfrigérateurs empêche la crème glacée qui s'y trouve de fondre. En revanche, le gaz de la nébuleuse voyage beaucoup plus vite que n'importe quelle chose qui se trouve dans votre réfrigérateur, à quelque 500.000 km/h.»

En revanche, comme le relève notamment le Los Angeles Times, «la périphérie de la nébuleuse révèle un léger réchauffement».

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (942 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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