Parents & enfantsLife

Les aînés sont-ils meilleurs à l'école parce que leurs parents sont plus sévères avec eux?

Laszlo Perelstein, mis à jour le 22.10.2013 à 12 h 49

If I've Told You Once.... Andrew Taylor via Flickr CC License by.

If I've Told You Once.... Andrew Taylor via Flickr CC License by.

Quiconque a été l’aîné d’une fratrie sait à quel point leurs parents peuvent traiter avec beaucoup moins de dureté les écarts des cadets.

Cette différence de traitement pourrait expliquer les meilleures performances scolaires des premiers-nés, d’après l’étude «Strategic Parenting, Birth Order and School Performance» («Éducation stratégique, ordre de naissance et performance scolaire») publiée par le National bureau of economic research (NBER).

Auteurs de cette étude, les économistes Joseph Hotz et Juan Pantano ont considéré que les parents sont plus sévères avec l'aîné quand il a de mauvais résultats scolaires afin qu'il serve d'exemple à ses cadets:

«Nous sommes parvenus à prouver de façon fiable et concrète à l’aide du NSLC (une étude américaine réalisée sur plusieurs milliers d’enfants) que les performances scolaires d’un enfant et la sévérité des punitions des parents déclinent avec l’ordre de naissance.»

Pour Hotz et Pantano, les parents n’ont plus besoin de punir aussi sévèrement les mauvaises notes de leurs enfants suivants puisque leur «réputation» de sévérité a été établie. «Nous pensons que ces résultats indiquent que les dynamiques de réputation parentale peut expliquer en partie l’influence de l’ordre de naissance dans les résultats scolaires», avancent prudemment les deux économistes

Pour The Atlantic, c’est l’exemple même de la «théorie des parents paresseux». Terrifiés d’abord à l’idée de «rater» l’éducation de leur premier enfant, les parents sont stricts avant de décompresser et lâcher du lest avec les autres.

Déjà en 2007, une étude portant sur près de 250.000 Norvégiens avait été publiée dans le magazine Science, rapportant que si les aînés avaient un Q.I. plus élevé c’est justement parce qu’ils étaient les premiers-nés.

«L’étude prouve que la relation entre l’ordre de la naissance et le Q.I. dépend du rang social dans la famille et pas de l’ordre de naissance en tant que tel», avait déclaré à l’agence Reuters le professeur Kristensen, en charge de l’étude.

Parents, pour avoir des premiers de la classe, ne relâchez pas votre vigilance.

 

Cet article a été mis à jour le 22/10 à 12h48 pour clarifier certains points.

Laszlo Perelstein
Laszlo Perelstein (83 articles)
soeurssoeurfrèrefrèresbébé
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte