Lu, Vu & EntenduLife

Les animaux omnivores plus sensibles aux accidents de la route

Laszlo Perelstein, mis à jour le 18.10.2013 à 19 h 04

Ours dans une situation périlleuse. Courtesy U.S. Dept. Transportation / Chuck Bartlebaugh via Wikimedia Commons.

Ours dans une situation périlleuse. Courtesy U.S. Dept. Transportation / Chuck Bartlebaugh via Wikimedia Commons.

Parfois sur la route, des animaux font la rencontre malheureuse d’une voiture et trépassent. De tels accidents arrivent à toutes sortes d’animaux et se multiplient notamment à cause de la croissance de la population humaine, de l’augmentation du trafic routier et l'augmentation du nombre de routes. Mais le régime alimentaire des animaux pourrait également influer: les risques de passer sous les roues d'un véhicule seraient supérieurs pour les omnivores que pour les carnivores ou les herbivores, rapporte une étude publiée dans Biological Conversation.

Taylor Cook et Daniel Blumstein du département Écologie et biologie de l’évolution de l’Université de Californie ont rassemblé 10 études sur les animaux tués sur la route, soit les données de plus 10.000 accidents qui se sont produits sur plus 11 millions de kilomètres) de route, raconte le magazine américain The Week.

Ils ont ensuite trié les données en fonction de 12 caractéristiques propres aux animaux comme le régime alimentaire, le poids, la vitesse de course maximale ou encore la sociabilité des animaux:

«Le régime alimentaire a un effet significatif sur la vulnérabilité des espèces à être percuté et tué par un véhicule. Les mammifères omnivores apparaissent comme particulièrement vulnérables, plus que n’importe quel autre régime alimentaire, alors que les carnivores ont le plus bas taux de mortalité sur les routes.»

La raison pour laquelle le régime alimentaire d’un blaireau conduit à augmenter le risque qu'il se fasse heurter par une voituren’est toutefois pas très clair. Cook et Blumstein suggère que l’alimentation tend à être associée avec d’autres caractéristiques comme l’espace nécessaire à un animal pour vivre, sa mobilité... Un régime omnivore pourrait être le lien entre tous les éléments d’un «syndrome de vulnérabilité».

Dans tous les cas, changer l’habitat naturel des animaux les perturbe. Selon des études citées par Cook et Blumstein, seuls les grillages ont pour le moment su prouver leur efficacité pour éloigner des routes les animaux des routes.

Laszlo Perelstein
Laszlo Perelstein (83 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte