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New York: après les bars à eau, le bar à e-cigarette

Maïlys Masimbert, mis à jour le 14.10.2013 à 12 h 05

Smoking in designated areas. Joe Kramer Via FlickrCC License by

Smoking in designated areas. Joe Kramer Via FlickrCC License by

Petite nouveauté dans l'univers de la cigarette électronique: les bars réservés aux vapoteurs. Après Washington et San Francisco, New York vient de voir ouvrir le sien, raconte The Week: le Henley Vaporium.

L’ambiance est bobo: en même temps que vous tirez sur une cigarette –la vôtre ou celle que l’on vous aura prêtée– vous pouvez siroter un jus de fruits frais, déguster un cupcake sans gluten ou engloutir un menu 100% végétarien. Même les parfums proposés pour les cigarettes ont un petit truc en plus: Happy Ending, Rebel, Sublime ou encore «Swagger», un mélange de vanille caramel et tabac, testé par l’auteur du blog NYULocal. Et si vous n’y connaissez rien, vous pouvez même vous faire conseiller par des «vapologues» en blouse blanche, sortes d’experts présents pour vous aider à faire votre choix.

Le but: «montrer que [la cigarette électronique] c’est cool», explique une des créatrices du bar qui ajoute:

«On est les bars à narguilés d’aujourd’hui.»

Et ça a l’air de marcher, les vapoteurs ont l'air heureux.

Ils feraient bien d’en profiter avant que Michael Bloomberg, le maire de New York, mette en application ses nouvelles propositions sur cette clope nouvelle génération. Le principe: la faire passer du côté des «vraies» cigarettes, ce qui limiterait d’un coup leur utilisation dans les lieux publics. A cela s’ajoute sa volonté d’augmenter le prix des e-cigarettes et d’interdire la vente aux moins de 21 ans, détaille le Washington Times.

Cette initiative ne fait pas l’unanimité, et notamment parmi les médecins qui voient la clope électronique comme un moyen d’aider les fumeurs réguliers à arrêter de fumer. «Les cigarettes électroniques sauvent littéralement des vies, celles des personnes qui risquent des maladies ou même la mort en fumant, cela leur donne une alternative», s’exclame le Dr Michael Siegel, un professeur de la Boston University School.

Mais le problème, c’est que personne ne sait vraiment ce que vaut ce nouvel outil. En France, Marisol Tourraine, ministre de la Santé, a demandé une étude sur la question. Les conclusions montrent que la cigarette électronique est au moins 100 fois moins nocive que la cigarette. Et à la différence notable du tabac inhalé, elle ne présente pratiquement aucun danger pour les personnes qui sont à proximité du «vapoteur», vous expliquait-on sur Slate. Pour autant, les auteurs du rapport préconise «que l’utilisation d’e-cigarettes et de tout “produit évoquant le tabagisme” (PET) soit interdite dans les endroits où il est interdit de fumer».

Pas sûr dans ces conditions, qu'un bar à vapoteurs ouvre ses portes chez nous. 

Maïlys Masimbert
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