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Open space: comment trouver le voisin idéal pour mieux travailler?

Maïlys Masimbert, mis à jour le 10.10.2013 à 12 h 04

Open Office Space. Jaysin Trevino via Flickr CC License by.

Open Office Space. Jaysin Trevino via Flickr CC License by.

En moyenne, un Français passe 40 heures par semaine au bureau selon l'OCDE, soit 1.500 par année, c’est-à-dire presque autant que dans son lit. Autant donc s’y sentir bien.

Même si on sait que l’open space n’est ni agréable ni efficace, les méthodes ont commencé à fleurir pour nous aider à y améliorer notre bien-être, en se faisant des copains et en aménageant son petit espace. Parce que c’est prouvé, si on est heureux, on est plus productif.

La dernière théorie sur le sujet, dont nous fait part un article du Wall Street Journal, est, grosso modo, un remake du jeu des chaises musicales. La technique consiste à faire régulièrement changer de place les employés d’une entreprise pour trouver à côté de quel voisin d’open space ils se sentent le mieux, le but étant d’améliorer la qualité et l’efficacité de leur travail.  

Ben Waber, directeur d’une entreprise à Boston, a mis en œuvre cette technique. Selon ses observations, «le voisin immédiat d’un employé représente 40 à 60% des interactions qu’il a tout au long de la journée.» Autant que ça se passe bien...

Fort de ce constat, Paul English, le cofondateur d’un site de voyage, a prétexté une embauche pour revoir complètement la disposition de ses employés dans ses bureaux. Il a fait ses changements après avoir pris le temps de penser à qui mettre à côté de qui, en fonction de la personnalité, des opinions politiques ou des habitudes de travail, de «qui a l’habitude d’arriver en retard ou, plus important, qui juge ses collègues lorsqu’ils arrivent en retard».

«Si je mets à côté de vous quelqu’un qui vous ennuie ou avec qui vous ne vous entendez pas, je vais rendre votre boulot déprimant», explique le PDG. «Si je veux améliorer la productivité des employés et les rendre heureux, alors je dois les entourer de personnes sympas, qui vont les stimuler», ajoute-t-il dans un entretien au New York Times.

Si cette question est si importante, c’est parce que nous avons une fâcheuse tendance à «attraper les émotions les uns des autres comme un virus», explique un professeur de l’Université de Pennsylvanie. Si vous êtes déprimé(e), vous risquez de déprimer votre entourage. Plutôt contre-productif.

Mais si après tout ces changements, vous retrouvez soit à côté d’un con, soit à côté de quelqu’un qui sent mauvais (première cause de désagrément au boulot selon un sondage TNS Sofres repris dans l’Express), on ne peut plus rien pour vous… 

Maïlys Masimbert
Maïlys Masimbert (106 articles)
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