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Les furies d'Hitler, ces femmes nazies aussi cruelles que les hommes

Paris, Wehrmachtshelferinnen. Friedrich (Archives fédérales allemandes) via Wikimedia Commons.

Qui aujourd’hui a entendu parler des furies d’Hitler? Presque oubliées par l'histoire, ces femmes nazies doivent être prises très au sérieux et ne pas être considérées comme des anomalies. «Ce n’était aucunement des sociopathes marginales», avertit Wendy Lower, auteure du livre Hitler’s Furies: German women in the nazi killing fields  (Les furies d’Hitler: les femmes allemandes sur les champs de tuerie nazis) dans un article pour le Daily Beast.

Bien que les exemples documentés de mise à mort directe ne soient pas nombreux, comme leur pendant masculin, elles croyaient en la justesse de leur cause. Tuer reflétait dans leur esprit l’expression même de la loyauté. 

Dans son livre, Wendy Lower relate notamment un «épisode» survenu le 16 septembre 1942 dans la ville de Volodymyr-Volynskyï, à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne. Johanna Altvater, 22 ans à son arrivée en 1941,  décide de participer elle aussi à la «Solution finale», pratiquée à «100%» dans ce camp.

ATTENTION, LE PASSAGE SUIVANT RELATE UN ACTE PARTICULIÈREMENT BARBARE

«Elle s’approcha de deux enfants juifs, l’un âgé de six ans et l’autre encore bambin qui vivait près du mur du ghetto. Elle les appela, fit un geste comme si elle allait leur donner une friandise. Le bambin vint vers elle. Elle souleva l’enfant dans ses bras et le garda si serré que l’enfant cria et se dégagea. Altvater attrapa l’enfant par les pieds, le tint à l’envers, et écrasa sa tête contre le mur du ghetto comme si elle battait la poussière d’un petit tapis. Elle jeta l’enfant sans vie aux pieds de son père, qui plus tard témoigna: “Je n’avais jamais vu un tel sadisme de la part d’une femme, je n’oublierai jamais cela.” Il n’y avait pas d’autres officiers allemands présents, se souvient le père. Altvatar avait tué l’enfant de son propre chef.»

Des histoires similaires, Wendy Lower en a tristement beaucoup à raconter. Plus de 13 millions de femmes étaient engagées au sein du Parti nazi, rappelle le Daily Mail.

«Minimiser le comportement violent des femmes crée un faux bouclier», prévient Lower. La professeure du département d’histoire de l’université de Towson (dans le Maryland) estime qu’au moins un demi-million de femmes ont vu et participé aux opérations et à la terreur de la Shoah.  

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