LifeScience & santé

On a trouvé la protéine du jet-lag

Maïlys Masimbert, mis à jour le 03.10.2013 à 18 h 13

Chaton endormi. Le Liz via FlickrCC License by

Chaton endormi. Le Liz via FlickrCC License by

Si vous n’arrivez pas à dormir pendant vos trajets en avion, trop occupé(e) que vous êtes à pleurer, vous devez sacrément galérer à gérer les effets du décalage horaire. Mais rassurez-vous ça va changer, des scientifiques d'Oxford University ont trouvé la protéine responsable du jet-lag.

Mais reprenons depuis le début. Il faudrait 1 jour par fuseau horaire traversé au cours d’un voyage pour retrouver un rythme normal, selon le Guide du Routard. La faute à notre rythme circadien –ou notre horloge interne– qui a du mal à se mettre à l’heure du nouveau pays dans lequel vous vous trouvez.

Voilà comment ça marche: une petite structure dans votre cerveau est chargée d’analyser les variations de lumière dans votre environnement, de transférer ces informations à la glande pinéale, qui s’occupera de réguler votre cycle de sommeil en produisant plus ou moins de mélatonine, explique Gizmodo.

«Concrètement, lorsque vos yeux préviennent votre cerveau qu’il commence à faire sombre dehors, celui-ci va commander une augmentation de mélatonine, et vous allez vous sentir fatigué(e).»

Et la BBC de compléter:

«La lumière agit comme un bouton de remise à jour pour garder notre horloge [interne] à l’heure, mais lorsqu’on voyage autour du monde, elle met du temps à s’adapter. La fatigue qui en résulte, et qui peut durer pendant des jours, est appelée jet-lag.»  

Et c’est là qu’intervient la «molécule du jet-lag». Les chercheurs ont fait des études sur des souris et ont vu que de nombreux gènes s’activaient en présence de lumière.

«Mais de manière assez surprenante, on a vu une protéine, produite par un gène appelé Sik1, venir désactiver immédiatement les gènes qui s'étaient exprimés. Comme si la lumière n'avait pas été perçue», explique un des chercheurs au Figaro.

Lorsqu’ils ont essayé de réduire la fonction de ce gène SIK1, c'est-à-dire de permettre aux gènes récepteurs de lumière de rester actifs, les souris ont ajusté leur horloge interne en 6 heures au lieu de 6 jours.

«Cela permet d’avoir une molécule de base qui expliquerait le phénomène du jet-lag et, de fait, une nouvelle base pour développer de potentiels nouveaux médicaments», analyse les chercheurs qui espèrent développer un premier remède «d’ici un à deux ans».

Ce qui veut dire qu’après, vous n’aurez plus besoin de combiner plusieurs méthodes comme changer vos habitudes de sommeil tout en buvant de l’eau et prenant des médicaments une semaine avant votre départ. Et qu’en plus vous ne serez pas dans le cirage pendant une semaine après être arrivé.

Maïlys Masimbert
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