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Les robots doivent-ils nous ressembler? Ça dépend pour quoi

Temps de lecture : 2 min

Trois robots miment un carton rouge au football, lors d'une présentation à Edinbourg en 2010. REUTERS/David Moir
Trois robots miment un carton rouge au football, lors d'une présentation à Edinbourg en 2010. REUTERS/David Moir

Quand les robots domestiques ou les robots collègues débarqueront, est-ce que vous voudrez qu’ils soient «100% humains» comme dans la série d’Arte diffusée en avril 2013, Real Humans?

Une étude menée par des chercheurs de l’Institut de Technologie de Georgie apporte quelques éléments de réponse, relate le site PoSci.

Des humains –des vrais cette fois– ont dû choisir sur photo ce qu’ils préféreraient entre un robot qui a l’apparence classique du robot métallique des débuts de la science-fiction, un robot plus humanoïde et, enfin, un robot qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un vrai humain (c'était en réalité une photo d'humain –voir ci-dessous).

Via PopSci

Les réponses des participants sont nuancées. Pour des tâches comme l’aide personnelle à domicile, la part des humains qui souhaiteraient être aidés par un robot-robot est importante, le robot trop humanisé pouvant sembler trop invasif.

C’est en revanche pour des tâches d’interaction sociale, comme jouer à un jeu, avoir une conversation ou apprendre quelque chose, que le robot humanoïde remporte le plus de suffrages. Les robots chargés de corvées devraient, selon les participants, être en revanche plutôt des robots qui ne font pas trop humain. Peut-être à cause de l'empathie que nous ressentirions pour un robot à visage humain descendant la poubelle à notre place...

Comme l'expliquait Pamela Duboc sur Slate, donner une apparence humaine aux robots n'est pas forcément une bonne idée. Si l'apparence des robots était trop proche de la nôtre, nous risquerions alors «d'attribuer des sentiments et des comportements humains à des machines qui n'ont pas été programmées pour».

Spécialiste de la parole de synthèse à l'université de Sheffield, Roger K. Moore, expliquait dans l'article:

«Je suis un fervent défenseur des voix de machine pour les machines. Si vous fabriquez une poubelle parlante, il faut qu'elle ait une voix de poubelle. Il y a des manières de faire ça. Mais les investisseurs préfèrent les voix humaines, ils pensent que c'est ce que le public attend.»

Autre enseignement, plus surprenant, de l’étude. Les adultes âgés de 65 ans à 75 ans préfèreraient un robot qui ressemble beaucoup à un humain, alors que les jeunes imaginaient plutôt cohabiter avec un robot à l’air moins humanoïde. Peut-être parce que ces derniers ont regardé la série Real Humans...

Jean-Laurent Cassely Journaliste

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