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Des nouvelles du SDF qui apprend à coder

Maïlys Masimbert, mis à jour le 27.09.2013 à 10 h 47

Sans abri. Richard Masoner via FlickrCC License by

Sans abri. Richard Masoner via FlickrCC License by

En août 2013, on vous avait parlé de Patrick McConlogue, ce programmeur américain de 23 ans qui s’était mis en tête de sortir Léo, un sans-abri, de la rue. Il lui avait proposé deux options: lui donner 100 dollars ou lui apprendre à coder.

Certains s’étaient emballés pour le projet, tandis que d’autres le traitaient de «connard du XXIe siècle», ou lui suggéraient de refiler un toit à Léo plutôt que de lui apprendre à utiliser javascript.

L’expérience a commencé il y a un peu plus d’un mois, et Business Insider en tire le bilan, avec une interview filmée. Pour la première fois depuis que cette histoire a commencé, on entend le point de vue du principal concerné: Léo. 

Dans la rue depuis 2011, il raconte avoir pris la proposition de Patrick avec pragmatisme:

«Je peux atteindre les 100 dollars en quelques jours, en une semaine. Mais [Patrick] m’a dit que je pourrai avoir un ordinateur portable et apprendre à faire quelque chose, et j’ai pensé que je pourrai en faire un truc en plus. Ce n’est pas comme si je n’avais pas le temps d’apprendre.»

Les deux hommes travaillent ensemble à la réalisation d’une application, «une super idée» selon le journaliste, en rapport avec le réchauffement climatique, une des préoccupations de Léo (impossible d'en savoir plus pour le moment). Tous les jours, Patrick passe une heure avec Léo pour lui apprendre à coder et avancer sur leur projet. Léo recharge son ordinateur dans un immeuble «où tout le monde est content de [le] laisser faire», et Patrick lui a procuré une connexion wifi.

Est-ce qu’il aime coder? Est-ce qu’il a l’impression d’être un pion sur l’échiquier de Patrick? Ou un cobaye pour une expérience?

«Je me fous un peu de tout ça. Ce qui m’importe? J’apprends quelque chose, ok? Je sais que j’apprends quelque chose et c’est ce qui m’importe. Patrick est mon homme.»

«Son homme» oui, mais en aucun cas un chevalier qui serait venu le tirer de sa pauvre condition de sans abris miséreux et Léo tient à le préciser:

«Le fait d’être à la rue n’est pas que négatif. Les gens pensent: ”Oh, il est sans abri, ça craint”, mais non! La vie peut être cool, même si vous êtes à la rue.»

Maïlys Masimbert
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