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L'incroyable essor des labyrinthes de maïs

Laszlo Perelstein, mis à jour le 26.09.2013 à 11 h 56

L'ours des champs rôde. Photo: The MAiZE.

L'ours des champs rôde. Photo: The MAiZE.

Quand l'été est sur sa fin, que les champs jaunissent et que les citrouilles font leur apparition, alors fleurissent les labyrinthes de maïs. Un commerce en plein essor, explique le magazine américain Modern Farmer.  

L'idée est simple: il suffit d'un dessin, d'une tondeuse et d'un grand champ de maïs pour transformer ce dernier en vaste labyrinthe à l'entrée payante. «C’est un peu comme relier les points au dos des paquets de céréales pour en faire une image, mais à une échelle bien plus importante», explique Brett Herbst, qui a fait son premier dédale en 1996. «Couper quelques tracés dans un champ de maïs ne marche simplement plus», nuance toutefois celui que l'on pourrait appeler «le roi du labyrinthe de maïs», d'après Modern Farmer.

Le plus long dans la tâche est d’établir le design du labyrinthe. «Cela nous prend environ une semaine et demi», estime pour l'Eagle Tribune le fermier Wayne Elwood Jr, qui travaille avec sept autres personnes. Mais tous les fermiers ne font pas ça eux-mêmes. Certains vendent ainsi leur expérience sur des sites spécialisés pour en aider d'autres à créer leur propre dessin de labyrinthe.

Ensuite, à l'aide d'un dessin technique détaillé et de drapeaux plantés partout à travers le champ, les fermiers passent la tondeuse. Seul, le fauchage d’un tel labyrinthe prend une semaine mais le temps de travail peut être réduit à seulement un jour avec de l’aide.  Il faut couper les pousses de maïs quand elles sont encore jeunes et peu hautes.

Les maïs des champs utilisés ne sont pas perdus pour tout le monde. «C’est du maïs de vache, rassure David Murphy, pas le maïs doux que l’on peut vendre au stand de la ferme. A la fin de la saison, nous le fauchons et le donnons à manger aux vaches de la ferme.»

De l'envoi de SMS à l'application mobile pour se géolocaliser, on ne reste jamais perdu longtemps dans ce genre de dédale.  Corn Maze at Apple Jack Orchards. Wendy via Flickr CC License by.

«Le plus dur est de trouver l’argent chaque année, comme pour l’agriculture», déclare Greg Hawes des fermes Waves. Si un fermier peut générer entre 5.000 et 50.000 de dollars par an avec ses labyrinthes, selon Herbst, l’investissement est conséquent.

«Cela peut sembler fou», concède Hawes, à qui il faut 100.000 dollars de fond de lancement entre l’assurance, les saisonniers et les taxes gouvernementales.

Malgré cette activité, Haves «reste un fermier dans le cœur». «Je garde ça dans un coin de mon esprit, je m’assure que l’agriculture se déroule principalement et en premier. Je ne veux pas perdre ça», avoue-t-il.

Fiers de leur succès, les labyrinthes de maïs accèdent à la reconnaissance internationale. Celui d’Edmonton est ainsi visitable sur Google Street View depuis l'été dernier. Le premier d'une longue lignée de dédales?

Laszlo Perelstein
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