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Quand Kennedy promettait de protéger le Père Noël des missiles nucléaires russes

Maïlys Masimbert, mis à jour le 23.09.2013 à 12 h 40

John F. Kennedy. Cecil Stoughton via Wikimedia Commons

John F. Kennedy. Cecil Stoughton via Wikimedia Commons

Nous sommes en 1961. John Fitzgerald Kennedy vient d’être élu président des Etats-Unis et la Guerre froide bat son plein. Les Russes testent leur nouvelle bombe nucléaire dans les eaux de l’Arctique, ce qui ne manque pas d’inquiéter Michelle, 8 ans, qui écrit à JFK:

«Cher M. Kennedy,

S’il vous plaît, empêchez les Russes de bombarder le Pôle Nord parce qu’ils vont tuer le Père Noël. J’ai 8 ans, je suis en CE2 à Holy Cross School.

Bien à vous,

Michelle Rochon»

Réponse de JFK:

«Chère Michelle,

J’ai été heureux de recevoir ta lettre dans laquelle tu me demandes d’empêcher les Russes de bombarder le Pôle Nord pour ne pas qu’ils risquent de mettre en danger la vie du Père Noël.

Je partage ton inquiétude quant aux essais pratiqués par l’Union soviétique, pas seulement pour le Pôle Nord mais pour tous les pays du monde; pas seulement pour le Père Noël mais pour toute la population mondiale.

Tu ne dois toutefois pas t’inquiéter pour le Père Noël. J’ai discuté avec lui hier et il va bien. Il fera bien sa distribution de cadeaux pour Noël cette année.

Cordialement,

John Kennedy»

La lettre et sa réponse, retranscrites sur le site Letters of Note, font partie d’un ouvrage compilant la correspondance du 35e président américain, publié à l’occasion des 50 ans de sa mort cette année: The Letters of John F. Kennedy.

Mais l’histoire avait déjà été évoquée quelques années auparavant, lorsque Michelle, qui a maintenant 60 ans, avait rencontré la dernière fille du président Kennedy, Caroline, dans une émission d’ABC News (visible sur le Huffington Post).

Elle avait expliqué à la journaliste avoir entendu ses parents parler des essais nucléaires au Pôle Nord:

«J’ai pensé au père Noël. Alors j’ai couru, je me suis assise sur mon petit tabouret et j’ai écrit la lettre.»

Ecrire au président, c’était comme une évidence pour cette petite fille:

«Le président Kennedy était un héros pour tout le monde à cette époque. […] Tout le monde l’aimait.»

Michelle confirme qu'elle était moins inquiète pour les essais nucléaires en eux-mêmes que pour ce qui pourrait arriver au gros bonhomme à barbe blanche:

«J’étais juste inquiète pour le père Noël, inquiète pour mon Noël.» 

Maïlys Masimbert
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