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Pourquoi les joueurs de tennis disent tout le temps «come on»

Temps de lecture : 2 min

Serena Williams à l'US Open le 8 septembre 2013. REUTERS/Mike Segar
Serena Williams à l'US Open le 8 septembre 2013. REUTERS/Mike Segar

Début septembre, on a entendu plus de «come on» pendant l’US Open de tennis que dans un morceau de Rihanna. Jeudi 5 septembre, plus particulièrement, la joueuse serbe Ana Ivanovic a attiré l’attention avec des exclamations retentissantes -et pas vraiment justifiées. Du coup, le site Deadspin s’interroge: pourquoi les joueurs de tennis disent-ils «come on»?

Ils sont nombreux à employer cette expression, même quand ils ne sont pas anglo-saxons (comme Maria Sharapova, ou Rafael Nadal, bien qu’il soit plutôt adepte du «vamos»), et lorsqu'ils sont réputés pour leur élégance et leur sang-froid (comme Roger Federer).

En fait, il existe deux types principaux de «come on», nous explique Deadspin. D’abord, celui qui permet au joueur de se remotiver. «Je me dis “come on” après avoir marqué un point», confie le canadien Milos Raonic. Ceci est la version la plus courante.

Mais il existe également un «come on» plus fourbe: celui qui sert à déstabiliser son adversaire. Tracy Austin, ancienne numéro 1 mondiale, explique: «certains joueurs lancent un “come on” à la figure de leur adversaire -j’ai encore du mal avec ça. Leur adversaire rate un point près du filet, et ils font “come on”! C’est comme un challenge.»

Le «come on» le plus tristement célèbre est sans doute celui de Serena Williams, lancé en 2011 face à l’australienne Sam Stosur avant que la balle ne touche le sol. Accusée d’avoir voulu intimider son adversaire, Williams s’était violemment disputée avec l’arbitre, avant de perdre le point, puis le match:

Plutôt que de lancer des «come on» mal interprétés, il vaut peut-être mieux adopter la méthode Tommy Haas –celle du dégoût de soi. Comme nous vous le disions le 8 septembre, cet allemand s’était remotivé d’une manière un peu spéciale, lors des quarts de finale de l’Open d’Australie en 2007:

«Je ne veux plus de ça. Je ne le veux plus. Pourquoi est-ce que je fais toute cette merde? Pourquoi? Pour qui? A part pour moi. Pourquoi? Pour quelle raison? Je ne peux pas faire ça. Je ne comprends pas. Je paye des gens pour rien. Pour rien du tout. Parce que ça peut m’exciter. Tu es un idiot.»

Après son long monologue, le tennisman avait gagné le point suivant.

Anaïs Bordages Journaliste

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