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Les robots ne détruisent pas nos emplois, ils stimulent notre économie

Robots... / Jeff via Flickr CC License by

L’idée que les machines vont peu à peu nous remplacer et prendre nos emplois n’est pas vraiment nouvelle. Mais cela ne l’empêche pas d’être fausse, selon Rob Atkinson, président du «think tank» Information Technology & Innovation Foundation.

Dans une tribune publiée sur le MIT Technology Review, il s’adresse aux chercheurs Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, auteurs du livre «Race Against The Machine» selon lequel les travailleurs sont en train de perdre la course contre les automates. «Arrêtez de dire que les robots détruisent nos emplois», leur répond Rob Atkinson.

Oui, bien sûr, de plus en plus de tâches quotidiennes, auparavant accomplies par des humains, sont aujourd’hui informatisées et automatisées. Même Linkedin envisage de remplacer l'Insee et Pôle Emploi, grâce au développement d’un «graphe de l’économie mondiale». Mais selon Atkinson, il faut voir plus loin:

«L’erreur de Brynjolfsson et McAfee est de considérer uniquement les effets à court terme du remplacement d’un travailleur par une machine. Mais quand une machine remplace un travailleur, un effet de second ordre se produit: l’organisation qui emploie cette machine économise de l’argent, et cet argent est injecté dans notre économie, soit parce que les prix baissent, soit parce que les salaires des employés restants augmentent, ou que l’entreprise réalise des profits plus importants. Dans tous les cas, cet argent est dépensé, ce qui stimule la demande des autres entreprises, qui elles, embauchent donc plus d’employés.»

Et puis, les robots ne peuvent pas non plus remplacer tout le monde: fin août, nous vous disions que certains jobs seront ainsi épargnés par ce phénomène d’automatisation rampante. Notamment tous ceux qui se basent sur les compétences relationnelles et sur la capacité rapide d’adaptation:

«[...] il s’agit des professions paramédicales et liées au secteur de la santé, mais aussi des plombiers, électriciens, techniciens, chargés de relation client. A ces professions s’ajouteraient les professionnels de l’éducation et de la formation, de l’aide à la personne et, au final, toutes les professions dans lesquelles le mélange de savoir-faire technique, de savoir-être et d’adaptabilité permet d’offrir un service qui soit… “uniquement humain”.»

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