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À l'intérieur de la voiture sans conducteur

Will Oremus, mis à jour le 23.08.2013 à 17 h 50

Capture d'écran vidéo - Carnegie Mellon University

Capture d'écran vidéo - Carnegie Mellon University

La voiture sans conducteur de Google fait beaucoup parler d’elle. Mais un des meilleurs aperçus du «pilotage» d’une voiture autonome nous vient de la Carnegie Mellon University, qui pendant plusieurs années a collaboré avec General Motors pour transformer une Cadillac SRX normale en un véhicule autonome prêt à prendre la route.

Comme la Prius autonome de Google, la voiture de Carnegie Mellon est capable de prendre ses propres décisions pour accélérer, ralentir, et s’arrêter aux bons feux. Une différence notable: alors que le capteur de déplacements à laser de la «Google-car» est placé bien en évidence sur son toit, effectuant plusieurs rotations par seconde, les capteurs de la voiture de Carnegie Mellon sont embarqués discrètement tout autour de la voiture. Selon le professeur Raj Rajkumar, co-directeur du projet, on aura la preuve à long terme que c’était plus pratique. 

Alors que cette technologie a déjà accompli un long chemin en quelques années –la version de Google a parcouru 500.000 miles [plus de 804.600 km] sans accident– Rajkumar pense qu’il faudra attendre 2020 pour que des véhicules autonomes puissent être commercialisés auprès du grand public. Le coût le plus important, pour l’instant, concerne le système de capteur, estimé à plus de 50.000 dollars (plus de 37.300 euros). Et tandis que les voitures autonomes promettent d’être beaucoup plus sûres que celles conduites par des humains, il faudra faire de très nombreux tests avant de convaincre les ingénieurs et le public qu’elles sont parfaitement fiables. «Vous pouvez faire des tests pendant un mois entier, pendant une année entière, le lendemain de la fin des tests vous trouverez toujours un nouveau scénario, et vous vous demanderez: comment puis-je être sûr que la voiture réagira de la bonne manière?» note Rajkumar.

La première vidéo ci-dessous montre la voiture de Carnegie Mellon passant du mode manuel au mode autonome sur une portion de route relativement dégagée. Pour l’instant, ce changement est susceptible de donner de légères palpitations nerveuses au conducteur qui doit faire confiance à la machine. Mais dans un certain temps, cela correspondra au moment où le conducteur pourra souffler, se détendre, et faire basculer son fauteuil en arrière pour profiter du voyage.

Dans la seconde vidéo, vous pouvez voir ce que ça fait d’être assis sur le siège conducteur alors que la voiture se fraie un chemin au milieu du trafic dans une route urbaine assez fréquentée, la Route 90 Nord de Pittsburgh. Elle utilise la technologie de reconnaissance des objets pour identifier les obstacles sur sa trajectoire et communiquer avec les feux de signalisation pour éviter de griller un feu rouge.

Aussi simple que cela puisse paraître, il reste de sérieuses améliorations à faire. D’abord, le changement de couloir doit sembler au passager moyen quelque peu abrupt, comme cela apparaît de manière évidente dans la vidéo ci-dessous. À terme, explique Rajkumar, la voiture sera programmée pour que les passagers y soient à l’aise, en leur donnant le choix de sélectionner un mode de conduite plus décontracté ou plus agressif. Renoncez seulement à dépasser les limitations de vitesse avec.    

Will Oremus

Traduit par Margaux Leridon

Will Oremus
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