Après les Parisiens, les New Yorkais découvrent le «vélib» bourrés

CitiBike via Wikipedia, License CC

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A Paris tout a commencé en 2007. Cet été-là, les audacieux découvraient un nouveau moyen de transport, et une solution pour rentrer chez soi après 2H du matin, à la fin du service de métros, sans avoir à payer un taxi ni à souffrir le noctambus. Le vélib. Seulement après 2H du matin le taux d'alcool dans le sang est souvent plus élevé qu'aux heures qui précèdent. On découvrait donc le vélib bourré.

Les New Yorkais y viennent cette année car le vélib local est apparu. Citi bike, testé par cette rédaction, est très pratique et très confortable, mais son réseau est encore très mal étendu et n'existe que dans les quartiers outrageusement branchés, c'est-à-dire dans le Sud de Manhattan et à Brooklyn. Et le New York Times constate que le vélo bourré, c'est compliqué:

«Si le pic de cyclistes est atteint en journée (pour se rendre au travail, se balader, ou faire du tourisme), certains New Yorkais commencent à voir [Citi Bike] comme un moyen pratique d'exploration de la vie nocturne, en dépit des inconvénients inévitables dus au fait de se mettre au guidon après un verre ou deux».

De fait, les stations de Citi Bike sont bien plus fréquentées la nuit, et surtout dans les coins de New York connus pour leurs bars: West Village, Soho, Meatpacking District...

Selon Bike Share Map, site indépendant qui analyse les données liées à Citi Bike, «les trajets à vélo entre 21H et 5H du matin représentent 164.500 des 1,1 millions de trajets effectués en vélibs locaux entre le 17 juillet et le 16 août -soit environ 15%», note le quotidien américain.

Les accidents sont encore relativement rares et on ignore bien sûr la proportion exacte de personnes roulant ivres. Mais si un cycliste éméché ne peut pas (encore?) être arrêté pour état d'ébriété au guidon, il peut l'être pour trouble à l'ordre public ou mise en danger d'autrui. Le New York Times met ses lecteurs en garde...

En France, le cycliste bourré est verbalisable, comme le rappellait le Figaro en 2011, «comme s'il conduisait une voiture. La limite est fixée à 0,5 gramme d'alcool par litre de sang. Et la sanction peut aller d'une garde à vue à une suspension de permis de six mois… pour ceux qui l'ont».