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Pourquoi les mails nous pourrissent la vie

Anaïs Bordages, mis à jour le 01.08.2013 à 14 h 17

Inbox Triage with Gmail / Frederick Md Publicity via FlickrCC License by

Inbox Triage with Gmail / Frederick Md Publicity via FlickrCC License by

Combien d’entre vous lisent leurs mails dans leur lit? Au cours d’un repas? Pendant une réunion? C’est un fait: les messages électroniques occupent une grande partie de nos journées, que ce soit au bureau ou en dehors.

Aux Etats-Unis, le blog Daily Intelligencer explique pourquoi ces derniers nous gâchent la vie.

Tout d’abord, selon le McKinsey Global Institute, nous passons près d’un tiers (28%) de notre temps de travail à lire et à consulter ces précieux messages... Sur une semaine de 35 heures, cela représente presque dix heures. Un constat d’autant plus alarmant que nous mettons 67 secondes pour nous remettre de la lecture d’un mail, selon Dmitri Leonov, le fondateur du site de filtrage de mails Sanebox.

Preuve de l’impact psychologique qu’ont les boîtes mail sur notre inconscient, une enquête de l’entreprise Mimecast révèle également que ses clients croient accorder 50% de leur temps aux mails. Ainsi, même quand on ne les consulte pas, ils occupent notre esprit. Pas étonnant, lorsque l’on voit l’avalanche quotidienne de messages que certains reçoivent. «Je travaille pour une petite start-up, et pourtant je gère environ 500 mails par jour», explique un manager de Mimecast.

Stress, informations perdues et inattention au travail sont donc les effets secondaires les plus courants de cette invasion électronique... mais pas seulement.

Oui, car les mails pourrissent aussi nos rapports de couple: en France, par exemple, 22% de femmes avouent avoir interrompu une partie de jambes en l’air pour consulter leur boîte mail, selon une étude de VoucherCodesPro.

Mais rassurez-vous, il existe des solutions. Sur le site 01net.com, une formatrice management et communication suggère entre autres d’abolir l’envoi de mails en copie, qui «n’a jamais permis d’accélérer le moindre dossier», de fixer des plages horaires pour lire ses messages («un courrier électronique n’est presque jamais une urgence»), ou tout simplement... d’utiliser un téléphone.

Dans ses résolutions pour 2013, Farhad Manjoo, le chroniqueur high-tech de Slate.com, lui, mettait en tête de liste d’abandonner l’idée d’arriver à une boîte mail à zéro mail non-lu:

«Voilà ce que j’en pense: l’Inbox Zero ne mérite pas qu’on y consacre tout ce temps. C’est une chimère. Autant que je sache, le fait de s’efforcer de répondre à chaque mail, d’archiver chaque message et d’entretenir sa boîte de réception n’améliore en rien notre qualité de vie.»

Anaïs Bordages
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