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Le bonbon est la première cause d'étouffement alimentaire non-mortel chez les enfants

Florian Reynaud, mis à jour le 30.07.2013 à 12 h 52

bonbons par @lain G fiat une pause via FlickrCC License by

bonbons par @lain G fiat une pause via FlickrCC License by

Vos enfants vont détester cet article. Les bonbons seraient, selon une étude américaine, la première cause d'étouffement non-mortel chez les enfants. C'est le site Live Science qui rapporte cette étude parue dans la revue officielle Pediatrics (de l'American Academy of Pediatrics) et rédigée par six chercheurs américains.

Les scientifiques ont étudié les données médicales d'un échantillon représentatif des urgences pédiatriques des hôpitaux américains pour déterminer les principales causes d'étouffement non-fatales chez les enfants de 14 ans et moins. Et le gagnant est le bonbon à croquer (hard candy) qui représente environ 15% des cas d'étouffement étudiés.

«L'étude révèle qu'entre 2001 et 2009, plus de 16.100 enfants âgés de 14 ans et moins ont visité les urgences parce qu'ils étaient en train de s'étouffer avec des bonbons durs. Globalement, près de 112.000 enfants sont allés aux urgences pour un étouffement non-fatal causé par un aliment durant la période de 8 ans étudiée, soit environ 12.400 par an.»

Les autres types de bonbons (comme les guimauves Chamallows par exemple) arrivent juste derrière avec 12,8%, suivent la viande (mais pas les hot-dogs, 12,2%) les os (12%) et les fruits et légumes (9,7%). L'American Academy of Pediatrics (AAP) recommande logiquement aux parents de faire preuve d'une grande prudence, et d'apposer un avertissement sur les emballages des aliments à risques.

Une étude du Center for Disease Control sur l'année 2001 avait déjà montré que les bonbons et autres chewing-gums provoquaient 19% des étouffements non-mortels chez les 14 ans et moins. En 2010, un autre rapport de l'AAP rappelait qu'un enfant meurt d'étouffement tous les cinq jours environ aux Etats-Unis.

Le ministère de la Santé français donne des conseils pour éviter l'étoufement (PDF). Une plaquette que les parents français devraient lire, puisque, si l'on en croit les chiffres de l'INPES, en 2009, seuls 9% étaient capables de citer des gestes pour prévenir les étouffements. Voilà les conseils de base:

  • Ne laissez pas à portée de votre enfant: pièces de monnaie, billes, bonbons, petits jouets, aliments (olives, cacahuètes...), piles, capuchons de stylos, barrettes à cheveux...
  • Surveillez votre enfant pendant ses repas et lorsqu'il joue.

Si en revanche vous n'avez pas pu l'éviter, la Croix Rouge, qui rappelle qu'il faut agir vite, donne la marche à suivre:

Les étapes de l'intervention

1
La victime ne peut pas répondre (elle secoue éventuellement la tête), mais est consciente.
2
La victime ne peut ni parler, ni respirer, ni tousser. Elle peut émettre des sifflements ou tenter de tousser sans émettre de bruit.
3
Donnez un maximum de 5 claques dans le dos de la victime. Après chaque claque, vérifiez si tout rentre dans l'ordre.
4
Si les claques dans le dos n'ont pas d'effet, effectuez un maximum de 5 compressions abdominales.
5
Si le problème n'est toujours pas résolu, alternez 5 claques dans le dos et 5 compressions abdominales.
6
Si la victime perd connaissance, posez-la délicatement au sol et alertez immédiatement les secours, puis entreprenez une réanimation cardio-pulmonaire en commençant par effectuer 30 compressions thoraciques
7
Poursuivez la réanimation jusqu'à ce que les secours arrivent ou que la victime reprenne une respiration normale.
 
Florian Reynaud
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