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Happier: le réseau social du bonheur

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 24.07.2013 à 11 h 35

Capture d'écran de Nataly Kogan lors de la conférence TedX

Capture d'écran de Nataly Kogan lors de la conférence TedX

Et si tout le cynisme, la méchanceté, l’agressivité présente sur certains réseaux sociaux, de Facebook à Twitter vous fatiguaient parfois? Et si vous vouliez un réseau social consacré au bonheur, au partage de petits moments heureux de la vie? C’est désormais possible: un nouveau réseau a décidé d’occuper cette niche-là.

Happier, start-up de Boston, a été fondée par Nataly Kogan. Cette jeune femme, qui a fui l’Union soviétique avec sa famille alors qu’elle n’avait que 13 ans, est arrivée aux Etats-Unis bien décidée à accéder au bonheur. «Pour moi le rêve américain, c’était d’être heureuse. Très très très très heureuse», a-t-elle expliqué lors d’une conférence TedX. «Et je pensais y parvenir en m’activant beaucoup, en menant beaucoup de projets, et en gagnant beaucoup d’argent.»

Puis –épiphanie– elle se rendit compte que ça ne marchait pas de courir après le Grand Bonheur, qu’il fallait plutôt collectionner les petits moments de bonheur. C’est cette révélation qui l’a menée à la création de son site, Happier, qui aide les utilisateurs à collecter des moments joyeux.

«Vous pouvez aussi le faire sur Facebook et Twitter, ou sur des sites de partage de photos comme Instagram, rapporte le New York Times, mais [Kogan] estime que ces sites sont si larges que les utilisateurs ont le sentiment de devoir impresionner tout le monde à chaque post. Les petits moments de joie peuvent sembler trop triviaux pour être postés. "Dieu me garde de poster un commentaire sur Facebook disant que j'ai pris cinq minuutes pour apprécier mon café" a expliqué Madame Kogan lors d'une interview. "Sur Facebook vous ne postez que le meilleur café de votre vie".»

Ce site vous semble être la chose la plus niaise qui soit? Elle a pourtant déjà son petit succès, souligne le New York Times. Opérationnel depuis février, Happier compte déjà un million de moments joyeux, postés par plus de 100.000 personnes.

Mais à l'inverse de la plupart des réseaux sociaux, Happier n'entend pas partir des côtes est et ouest des Etats-Unis, des milieux à l'origine des modes et tendances. La cible, selon Nataly Kogan, est l'ensemble des femmes de l'Amérique moyenne, de 18 ans à 35 ans. Un réseau pour jeunes ménagères désireuses de poster des photos de café et d'arc-en-ciel.

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (741 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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