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Même sans canicule, juillet 2013 sera l'un des plus chauds

Michel Alberganti, mis à jour le 24.07.2013 à 11 h 35

A une nuit près, pas de canicule. Néanmoins, après ceux de 1983 et de 2006, le mois de juillet 2013 est en passe de devenir le troisième plus chaud depuis 1950 malgré le printemps pourri qui l'a précédé.

son swallows sun de Nirmala | നിര്‍മ്മല, sur Flickr

son swallows sun de Nirmala | നിര്‍മ്മല, sur Flickr

Il s’en est fallu... d’une nuit. Celle de mardi à mercredi. Si la température était restée supérieure à 20°C dans la capitale (18°C dans le nord, 24°C dans le sud), nous aurions atteint les 72 heures consécutives de chaleur qui répond à la définition officielle de la canicule depuis 2003 et la création du plan canicule par le gouvernement. Côté maximum, les températures doivent atteindre de 31°C dans le Nord à 36°C dans le sud pendant la même période de trois journées de 24 heures à la suite.

Vendredi dernier, 19 juillet, comme nous l’avons écrit, nous étions au bord d’un tel épisode. Les journées de vendredi et samedi ont pourtant échappé, d’extrême justesse semble-t-il, à la définition grâce à une brise de nord-est qui a légèrement rafraîchi le nord de la France.  Le premier jour éligible a été dimanche avec une nuit torride suivie, lundi, de conditions équivalentes.

La journée de mardi, elle, a été marquée par l’arrivée d’orages provoqués par de l’air un peu plus frais venu par l’ouest sur la moitié nord qui a fait brutalement chuter le mercure qui caracolait au-dessus des 30°C. La température est tombée à 19°C dans la nuit de mardi à mercredi à Paris et elle n’a pas dépassé les 24°C dans le sud, vers Perpignan.

Ce mercredi 24 juillet 2013, les prévisions tablent sur 26°C à Paris dans la journée et un maximum de 32°C dans le sud. Jeudi, la température devrait encore baisser à 24°C à Paris et 28°C dans le sud. Comme pour vendredi. Voilà donc que s’éloigne le spectre de la canicule de 2003. Pour l’instant, en tous cas. Souvenons-nous qu’en 2003, un épisode caniculaire avait eu lieu en juillet et avait été suivi par celui, meurtrier, du mois d’août.

Néanmoins, d’ores et déjà, il apparaît probable que juillet 2013 entrera dans le livre des records.

Selon Météo France, il devrait être le troisième mois de juillet le plus chaud depuis 1950 derrière ceux de 1983 et 2006. Ce dernier sera difficile à battre avec une canicule qui a duré du 10 au 28 juillet. Sur l’ensemble du mois, la température moyenne s’était établie à 24°C, contre 23,4°C en 1983. Juillet 2006 se classe même en seconde position des mois les plus chauds connus par la France depuis 1950, derrière la moyenne de 24,2°C d’août 2003.

Il faudra attendre la fin du mois pour connaître son classement exact. Mais, dès maintenant, il a déjoué certaines prévisions pessimistes s’appuyant sur les statistiques liant majoritairement un printemps pourri  avec un été plus froid que la moyenne. Nous en avions parlé en mai dernier. Météo Consult-La chaîne météo, concurrente de Météo France, annonçait un été pourri avec «2 ou 3 degrés de moins que les autres étés», des pluies deux fois plus abondantes, des orages entre quelques pics de chaleur.

A l’époque, Météo France était restée très prudente, notant seulement une très légère probabilité en faveur d’un été frais. L’organisme s’appuyait sur plusieurs contre-exemples: 1975, 1983, 1984, 1985 ou 1986 montrait qu’un printemps pourri pouvait être suivi par un été ensoleillé, voire chaud comme en 1983.

Il semble donc que 2013 soit en voie de s’inscrire dans les exceptions à une une règle qui, de ce fait, en est de moins en moins une. Mais nous ne sommes que le 24 juillet. L’été pourrait nous offrir, au cours de prochains jours, des températures tout à fait idéales, ni trop chaudes, ni trop froides.

M.A. 

Michel Alberganti
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