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Dopage: les meilleurs sprinteurs non contrôlés positifs de l'histoire

La finale du 100m aux JO de Londres le 5 août 2012. De gauche à droite: Churandy Martina, Ryan Bailey, Usain Bolt, Justin Gatlin, Yohan Blake, Tyson Gay, Asafa Powel et Richard Thompson. REUTERS/David Gray

La finale du 100m aux JO de Londres le 5 août 2012. De gauche à droite: Churandy Martina, Ryan Bailey, Usain Bolt, Justin Gatlin, Yohan Blake, Tyson Gay, Asafa Powel et Richard Thompson. REUTERS/David Gray

Tyson Gay et Asafa Powell, deux des sprinteurs les plus rapides de l'histoire, ont avoué avoir été contrôlés positifs à un produit dopant.

Le 14 juillet 2013 restera comme une date importante dans l’histoire du 100 mètres. L’Américain Tyson Gay et le Jamaïcain Asafa Powell, deux des meilleurs sprinteurs de l'histoire, ont été contrôlés positifs à des produits dopants et manqueront donc les Mondiaux de Moscou qui se tiendront au mois d’août.

Gay et Powell sont respectivement les deuxième et quatrième hommes les plus rapides de l’histoire sur la discipline reine de l’athlétisme.

Si les contrôles positifs ne remettent pas en cause leurs records personnels établis précédemment, ils sèment le doute sur les carrières de ces athlètes, qui seront désormais étiquetés comme dopés. Leurs noms viennent s’ajouter à une liste déjà bien fournie de sprinteurs qui se sont fait suspendre ou qui ont vu leurs meilleurs temps effacés des tablettes.

Séoul 1988

L’épisode le plus marquant de l’histoire est sans doute la déchéance Ben Johnson en 1988. 24 heures à peine après avoir pulvérisé le record du monde en 9,79 secondes devant des centaines de millions de téléspectateurs incrédules lors des JO de Séoul, le Canadien est contrôlé positif et se voit retirer son titre olympique, celui gagné un an plus tôt aux Mondiaux de Rome et les deux records du monde successifs qu’il a établis lors de ces courses. La finale de Séoul restera comme «la course la plus sale» de l’histoire: six des huit participants seront impliqués dans des affaires de dopage au cours de leur carrière.

Plus récemment, le scandale Balco, du nom de l’entreprise californienne qui a fourni des produits dopants à de nombreux athlètes américains entre 1988 et 2002, a impliqué Tim Montgomery, qui s’est vu retirer son record du monde du 100m (9,78 en 2002), et son ancienne compagne Marion Jones.

Alors que le 100 mètres est entaché par les affaires de dopage, on peut se demander à quoi ressemblerait le Top 10 des hommes les plus rapides de l’histoire sans les coureurs qui ont été contrôlés positifs au moins une fois dans leur carrière, ont confessé ou sont la cible d’accusations tenaces de dopage.

Le premier tableau ci-dessous rassemble les 24 athlètes les plus rapides de l’histoire toutes compétitions confondues, avec en rouge ceux qui ont été testés positifs à un produits dopant au moins une fois dans leur carrière ou qui ont avoué en avoir utilisé, en orange ceux qui en sont accusés et en vert les coureurs ne s’étant jamais fait contrôler positif ni accuser de dopage avec des éléments tangibles:


*Temps invalidé pour dopage

Et voici le même classement en enlevant tous les coureurs rouge et orange:

Il ne reste plus qu’un Américain et deux Jamaïcains (contre respectivement quatre et cinq représentants dans le classement initial). Le record du monde d’Usain Bolt, qui domine la discipline depuis 2008, compte 20 centièmes d’avance, soit un véritable gouffre en sprint, sur le deuxième de notre classement «propre», Nesta Carter. Et il n'y a toujours aucun Français. Christophe Lemaître, notre recordman national, est propre, et pointe à 5 centièmes du Top 10 «propre» avec ses 9,92.

Grégoire Fleurot

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