LifeScience & santé

Lire beaucoup permet de mieux vieillir

Florian Reynaud, mis à jour le 05.07.2013 à 11 h 44

Book Shelves par GlasgowAmateur CC

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Il faut manger 5 fruits et légumes frais par jour (ou presque), ne pas fumer, consommer de l'alcool avec modération et faire du sport. Si ces recommandations pour vivre mieux et garder la santé plus longtemps ne vous suffisaient pas, en voilà de nouvelles.

Selon le magazine du Smithsonian, les grands lecteurs garderaient un cerveau en meilleure santé plus longtemps, ou du moins lire permettrait de lutter contre le vieillissement et le déclin cognitif qui apparaît avec l'âge. Le Smithsonian s'appuie sur une étude, parue sur le site Neurology et conduite par six chercheurs en neurologie.

L'étude «suggère que lire des livres, écrire et s'engager dans d'autres activités stimulantes pour le cerveau ralentit le déclin cognitif dû au vieillissement, indépendamment des maladies neurodégénératives liées à l'âge».

Un échantillon de 294 personnes a servi à réaliser l’expérience. Celle-ci a duré six ans. Chaque année pendant six ans, des tests cognitifs et de mémoire étaient réalisés sur les personnes étudiées, celles-ci répondaient également à «un questionnaire sur leurs habitudes de lecture et d'écriture, de l'enfance à l'âge adulte».

Rien de bien étonnant, évidemment, et une étude qui vient s'ajouter à la liste, longue comme le bras, des moyens plutôt originaux et parfois fumeux de vivre plus longtemps ou de mieux vieillir.

Au mois de juin, une étude relevée par le Time révélait que les végétariens vivaient plus vieux que les carnivores. En effet, les risques de mortalité sont plus grands chez les mangeurs de viande rouge. Mieux:

«Surprenant, les chercheurs ont également trouvé que la corrélation entre une mortalité basse et un régime végétarien était plus forte chez l'homme que la femme. L'homme a un taux de maladies cardiovasculaires et de mortalité lié au cœur plus bas. Les femmes ne semblent pas présenter ces symptômes.»

Finissons cette liste avec une dernière étude selon laquelle les eunuques coréens du XIVe au XXe siècle vivaient plus longtemps que les hommes n'ayant pas été castrés.

«“Notre étude soutient l’idée selon laquelle les hormones sexuelles mâles amoindrissent la durée de vie de l’homme”, écrivent les chercheurs de l’équipe du biologiste Kyung-Jin Min de l’université de Corée, dans une étude publiée le 24 septembre dans la revue Current Biology.»

Florian Reynaud
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