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Réserver sa place à l’avance sur l’autoroute: idée géniale ou prise de tête?

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 28.06.2013 à 17 h 11

Driving Cars in a Traffic Jam / epSos.de via Flickr Licence By

Driving Cars in a Traffic Jam / epSos.de via Flickr Licence By

Ce qu’on appelle les «commuters» aux Etats-Unis, les automobilistes qui font des trajets pendulaires, doivent subir une congestion quotidienne lors de leurs déplacements domicile-travail. Tout comme d’ailleurs les automobilistes européens à l’approche de nombreuses grandes villes et centres d’emploi.

The Atlantic Cities se fait l’écho d’un système de régulation du trafic qui a été proposé par différents chercheurs, notamment Matteo Vasirani et Sascha Ossowski, qui ont étudié à quoi ressemblerait un marché de portions d’espace et de temps de route dans la métropole de Madrid.

L’idée est simple. Au lieu de quitter votre logement pour vous rendre au travail en voiture, vous réserveriez simplement un bout d'espace-temps de route; disons que, par exemple, vous annonceriez votre arrivée à 7h44 pour une réservation sur la portion entre la rampe d'accès à l'autoroute numéro 12 et la numéro 15...

Un accompte vous serait débité dès la réservation, afin de dissuader tous les automobilistes de réserver des portions d'autoroute à tout moment et un peu partout.

L’automobiliste paierait le solde en arrivant sur la portion concernée. Et celle-ci serait d’autant plus chère qu’elle est demandée... L’idée étant d’ailleurs de mettre en place des tarifs incitant les automobilistes à se déporter sur des itinéraires moins fréquentés, de manière à mieux réguler le trafic.

Si le conducteur ne peut pas accéder à la portion désirée, parce qu’il a réservé trop tard par exemple, il sera dispatché par le système central (l'«intersection manager») vers un autre itinéraire.

Sur son blog Transportationist, le chercheur David Levinson rappelle que les conducteurs n'auront évidemment pas la même ponctualité que les avions. Le conducteur qui a réservé son créneau pourrait arriver vers 8h au lieu de 7h44 comme il l’aurait indiqué au préalable. Une pénalité d’une dizaine de centimes pourrait alors être appliquée pour chaque minute de retard (ou d’avance!) du conducteur.

Autre problème: la contrainte qu’implique la prévision du trajet. Chaque conducteur n’est pas prêt à déterminer en toute situation son itinéraire exact à l’avance. La solution serait alors de vendre un ticket pour une utilisation des routes, et non d’une portion spécifique, pour une période donnée.

Jean-Laurent Cassely
Jean-Laurent Cassely (990 articles)
Journaliste
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