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Le régime nordique, une alternative locale au régime méditerranéen?

Lucie de la Héronnière, mis à jour le 05.06.2013 à 17 h 00

Arándanos/ Carlos 90 via FlickCC License by

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Le régime méditerranéen est souvent encensé comme moyen de prévenir certaines maladies, notamment cardio-vasculaires . Au menu, huile d’olive, légumes, fruits secs et frais, poissons…

Mais quand on vit au Danemark ou en Suède, on fait comment si on veut se lancer? La Méditerranée n’est pas la porte à côté et il n’est pas forcément facile de trouver les aliments nécessaires.

Alors un groupe de chercheurs en nutrition, venus d’Islande, de Suède, du Danemark, de Finlande et de Norvège, a décidé de plancher sur un régime nordique «sain» et bon pour la santé, à partir de produits locaux comme le hareng, l’huile de colza, les myrtilles... Les résultats sont publiés dans le Journal of Internal Medicine, rapporte NPR.

Pour tester ce régime alimentaire, les chercheurs ont observé des personnes atteintes du syndrome métabolique, qui préfigure plusieurs maladies.

Baies et poissons au menu

Un groupe a donc mangé (pendant 18 à 24 semaines) en suivant ce régime nordique «sain», principalement composé d'ingrédients locaux: des baies (groseilles, myrtilles...), de l’huile de colza, des céréales complètes, des légumes racines, trois repas de poisson par semaine (de préférence des poissons gras comme le saumon et le maquereau).

Ils pouvaient le reste du temps manger végétarien, ou de la volaille et du gibier, mais pas de viande rouge. Le tout en évitant le sucre. Quelques similitudes, donc, avec le régime méditerranéen...

L’autre groupe s’est contenté d’un régime nordique «moyen», comprenant du beurre à la place de l’huile de colza, moins de légumes et de baies, sans restriction sur la viande rouge, le pain blanc et le sucre.

Les chercheurs n’ont pas vu de changement dans la pression artérielle ou la sensibilité à l’insuline chez les sujets testés. Mais le rapport entre bon et mauvais cholestérol s’est nettement amélioré. Un «marqueur de l’inflammation» a également été modifié, ce qui peut entraîner une réduction de 20% à 40% de risque de diabète de type 2.

Nouvelle cuisine

Cette étude est à mettre en parallèle avec un mouvement grandissant dans la région depuis déjà quelques années, celui de la «Nouvelle cuisine nordique», explique NPR.

Claus Meyer, le patron du très acclamé restaurant Noma à Copenhague, a défini avec des collègues ce concept dans un manifeste. Pour eux, les chefs devraient s’inspirer de la richesse des régions nordiques: champignons, feuilles de hêtre, jus de bouleau, viande de renne… Mais aussi cuisiner de saison, combiner le goût et le bien-être ou encore promouvoir les producteurs.

Il s’agirait d’une «mentalité et d’une sorte d’exploration scientifique et créative», précise NPR. Tout un programme. 

Lucie de la Héronnière
Lucie de la Héronnière (148 articles)
Journaliste
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