Votre cheeseburger est plus calorique que vous ne le pensez

;Un menu au McDonald’s. Hirotomo T via Flickr CC

;Un menu au McDonald’sHirotomo T via Flickr CC

Les consommateurs de fast-food n’ont pas idée du nombre de calories qu’ils ingurgitent. C’est ce que montre une étude publiée dans une revue scientifique –le British Medical Journal– et rapportée par le Time. Des chercheurs se sont penchés sur un groupe de plus de 2.000 personnes, composé d’adultes, d'adolescents et d’enfants, allant tous régulièrement dans des fast-food.

Les chercheurs ont récupéré les additions des repas afin d’évaluer les aliments et leur apport calorique, et se sont enquis auprès des participants du nombre de calories qu’ils pensaient avoir absorbé.

Le Time explique:

«Les chercheurs ont constaté qu’en moyenne, les adultes consommaient 836 calories par repas, les adolescents en mangeaient 756 et les enfants 733 calories. Non seulement c’était une quantité assez importante pour un seul repas, mais les participants en sous-estimaient en plus la densité, évaluant en moyenne leurs repas à plus de 100 calories en dessous de la réalité. Les adultes et les enfants sous-estimaient leurs repas de 175 calories, les adolescents de 259 calories. Et plus le repas était calorique, plus il était sous-estimé.»

Depuis quelques années aux Etats-Unis, de plus en plus de fast-foods affichent les calories sur leurs menus, afin que les consommateurs puissent composer leurs repas en connaissance de cause. «Nous avons conscience du fait que les consommateurs veulent en savoir davantage sur le contenu nutritif de la nourriture et des boissons qu’ils commandent», expliquait en 2012 Jan Fields, président de McDonald Etats-Unis, alors que McDo s’apprêtait à lancer des affichages de calories.

En France, le site de McDo par exemple indique le nombre de caloriespar sandwichs (le Big Mac représente 510 KCal).

Conséquences incertaines

Le problème reste que la connaissance du nombre de calories ingurgitées ne change pas forcément quoi que ce soit. En 2012, avant que l’affichage des calories ne devienne obligatoire pour un certain nombre d’enseignes, le New York Times précisait:

«New York et Philadelphie obligent déjà les chaînes de restaurants à publier le compte calorique, mais pour l’instant, les recherches ne montrent qu’un impact minimal sur le comportement des consommateurs.

Une étude de Stanford University a montré une réduction de 6% dans le nombre de calories achetées par les consommateurs se rendant dans les Starbucks de New York, après que la société a commencé à afficher le compte de calories, en avril 2008. Mais pour les consommateurs qui avoisinaient plus de 250 par transaction, le compte de calories a baissé de 26%.»