Les végétariens vivent plus longtemps que les carnivores

Baby carrots / jdickert via Flickr CC License By

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Les végétariens vivent plus longtemps que les carnivores, selon une étude publiée dans une revue médicale américaine (JAMA) et rapportée par le Wall Street Journal.

Se penchant sur une communauté religieuse de plus de 73.000 membres, au sein de laquelle le végétarianisme est prôné par l’Eglise mais pas respecté par tous rigoureusement, les chercheurs ont étudié les régimes alimentaires des participants et les causes de leur mortalité.

«Les végétariens ayant participé à l’étude ont subi 12% de morts en moins sur la période de l’étude», précise le Wall Street Journal. «Et les choix alimentaires semblent avoir joué un grand rôle dans la protection des participants vis-à-vis des maladies cardiaques, dont les végétariens ont 12% de chances de moins de mourir que les carnivores.»

Les morts liées au diabète et aux insuffisances rénales dans el groupe étudié sont aussi moins importantes chez les végétariens.

Cette étude, de plus grande ampleur que les précédentes, montre que ce n’est pas le nombre de calories absorbées qui importe, mais la qualité de la nourriture, et qu’un régime alimentaire basé sur les plantes et légumes a un effet protecteur pour la santé.

Une nouvelle assez réjouissante, puisque selon le Stockholm International Water Institute, la population mondiale pourrait avoir à devenir quasi végétarienne dans les 40 prochaines années afin d’éviter des pénuries alimentaires catastrophiques. Selon cet institut, «nous aurions à passer de 20% de protéines venant de produits animaux à 5% afin de réussir à nourrir les 2 milliards de personnes en plus qui seront sur terre d’ici 2050», expliquions-nous sur Slate en 2012.

Pour se conformer à cette double exigence géopolitique et sanitaire, la France a encore du travail. Si les végétariens sont de plus en plus nombreux dans l’Hexagone, («le nombre d’adhérents à l’Association végétarienne de France a doublé en trois ans», expliquait par exemple Terra Eco en mai 2012) ils sont en revanche bien moins nombreux que dans beaucoup de pays, et en bas du classement au sein de l’Union européenne.

«Le fait d'être végétarien(ne) semble ne pas s'intégrer à la culture culinaire française, et encore moins celui d'être végétalien(ne)», expliquions-nous sur Slate en 2011, en rapportant une hypothèse émise par The Guardian. De fait, 56% des végétariens en France affirment qu’ils ont du mal à se nourrir selon leur choix, notamment dans les restaurants et les snacks. Et en 2007, l’Union végétarienne européenne avançait une proportion de végétariens de 2% en France contre 6% au Royaume-Uni et 9% en Suisse et en Allemagne.

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