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J’ai testé les réseaux sociaux qui veulent sauver la planète

Terra Eco, mis à jour le 31.05.2013 à 14 h 30

Une manifestation contre la déforestation à Rio en juin 2011. REUTERS/Ricardo Moraes

Une manifestation contre la déforestation à Rio en juin 2011. REUTERS/Ricardo Moraes

Il n'y a pas que Facebook, Twitter ou Linkedin. TerraEco a fait le tour de nouveaux réseaux sociaux qui pourraient bien vous conquérir: ils se veulent plus écolos, plus responsables et plus humains. Tour d’horizon en quelques clics.

Newmanity.com: le réseautage durable

Créée à la fin de l’année 2012, Newmanity est une plateforme francophone qui se veut à la fois site de réseautage, annuaire professionnel et banque de ressources pour l’ensemble des personnes intéressées par le développement durable et la transition. Vaste programme. On y retrouve donc pêle-mêle des vidéos et des articles pratiques (sur le shiatsu ou la place du père après la naissance d’un enfant), des tests et des jeux, des informations sur des stages et formations payantes (qui coûtent entre quelques dizaines et plusieurs centaines d’euros et concernent des thèmes aussi variés que la biodiversité, l’économie verte ou la thérapie assistée par le cheval) et même un peu de publicité.

Le tout donne un résultat assez hétérogène qui peut dérouter. Mais c’est sur ce réseau que nous avons eu le plus de facilité à entrer en contact avec d’autres utilisateurs. Céline, fondatrice d’une plateforme de consommation collaborative et membre de Newmanity depuis sa création, est justement séduite par la diversité des possibilités: «Cela permet à la fois de faire de la veille sur les sujets qui m’intéressent et de développer un réseau de gens intéressants.»

On a aimé: Pouvoir utiliser le service rapidement.

On a moins aimé: Devoir faire le tri entre des pages enrichissantes et d’autres sans intérêt.

Wiser.org: La base de données internationale

S’il fallait comparer Wiser avec un autre réseau social, ce serait avec Linkedin. Son fondateur, le militant américain Paul Hawken, dit avoir eu l’idée de créer Wiser alors qu’il se demandait que faire des milliers de cartes de visite qu’il avait accumulées au fil de ses années de rencontres, colloques, conférences... La plateforme rassemble aujourd’hui des informations sur plus d’une centaine de milliers d’associations, ONG, entreprises sociales et acteurs du changement de la planète. Traduit en huit langues, Wiser se targue de regrouper 75.000 adhérents, militants ou non.

Régis, 32 ans, inscrit depuis peu, a justement choisi Wiser pour la taille de son réseau. «Je me suis inscrit parce que je participe au lancement d’une communauté de la transition, inspirée par Rob Hopkins, à Fontenay-sous-bois (Val-de-Marne, NDLR). Wiser me permet de l’animer et de partager des informations ou d’organiser des événements. Personnellement, ça me permet aussi de faire une veille et ne pas rester isolé. C’est un très bon lien entre le local et le global.»

On a aimé: Intégrer un réseau international.

On a moins aimé: Passer du temps à personnaliser son profil avant de pouvoir naviguer sur la plateforme.

Koom.org: Pour voir le changement autour de vous

Vous avez le moral responsable au fond des chaussettes (en nylon)? Vous demandez parfois à quoi bon trier vos déchets dans ce monde jetable? Koom est une plateforme inventée pour vous. Ce site francophone propose de regrouper les gens qui agissent individuellement, pour montrer l’impact global de leurs petits gestes respectifs. En vous inscrivant, vous pouvez donc vous engager à réaliser des actions.

Parmi les 46 possibilités, j’ai choisi notamment l’utilisation de sacs réutilisables pendant mes courses. Je peux voir que 1.400 personnes ont fait de même, et que si 600 autres motivés nous rejoignent, nous économiserons environ 600.000 sacs plastiques par an. Voilà qui devrait m’aider à ne plus oublier mon sac de course en filant au supermarché.

Et l’idée ne s’arrête pas là: des forums –très vivants– permettent d’échanger avec d’autres Koomers et l’on peut aussi lancer des défis à sa boîte ou à sa ville. Un premier défi de ce genre a été lancé avec le Crédit coopératif lors du World Clean up Day.

Créé à la fin de l’année 2012, le réseau compte aujourd’hui 4.000 membres. Donatienne, éditrice de 33 ans qui a découvert le site parce qu’elle connaît son fondateur, s’y rend deux à trois fois par mois: «Ça fait du bien de voir qu’on n’est pas seul, ça évite de se décourager. On se rend mieux compte de l’impact concret de nos actions personnelles.»

On a aimé: Voir où se trouvent les autres utilisateurs. Même si environ un quart est basé à Paris.

On a moins aimé: Subir les publicités invasives.

Thibaut Schepman (article paru sur Terra Eco)

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