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Les robots intelligents vont nous voler notre travail, mais pas tout de suite

C3PO dans «Star Wars».

C3PO dans «Star Wars».

Pourquoi il ne faut pas croire ceux qui prédisent l'avènement immédiat de robots aussi intelligents que l'être humain.

«Bienvenus, maîtres robots. S’il vous plaît, ne nous virez pas.»

C’est ainsi que le journaliste américain Kevin Drum envisage le futur proche, dans un article publié par Mother Jones: selon lui, en 2025, l’homme aura été dépassé par la «vraie» intelligence artificielle.

Drum applique tout simplement les lois de Moore, selon lesquelles l’évolution exponentielle de la puissance des ordinateurs sera bientôt à l’origine de robots capables de penser et d’agir plus vite et mieux que ceux qui les auront créés. «Pendant les premières 70 années, on ne se rend compte de rien, même si nous multiplions notre progrès par deux tous les 18 mois, explique-t-il. Puis, sans que personne ne s’y attende, pendant les dernières 15 années on termine le boulot.»

Nous serions donc dans la dernière ligne droite avant la domination du monde du travail par les ordinateurs. Faut-il vraiment se soucier de l’avènement immédiat d’une surpuissance robotique?

L’intelligence artificielle a déjà remplacé les humains à certains égards —il suffit de voir les voitures qui s’auto-conduisent pour s’en rendre compte. Pour l’économiste Karl Smith, le passage au travail des robots bouleversera le monde «plus que la révolution industrielle». Mais pas la peine de paniquer immédiatement, raisonne Luke Muehlhauser, le directeur du Machine Intelligence Research Institute, sur Quartz:

«Pas si vite. Prédire l’intelligence artificielle est plus compliqué que cela. Les progrès dans les logiciels d’intelligence artificielle pourraient ralentir, comme nous l’avons déjà vu dans beaucoup de sous-tâches d’intelligence artificielle, ou nous pourrions au contraire avoir des révélations qui amélioreraient l’efficacité d’une certaine méthode de 20 degrés de magnitude.

Alors que l’intelligence artificielle approche, l’Etat pourrait commencer à la réguler afin d’éviter le chômage de masse. Alternativement, l’intelligence artificielle pourrait avoir un "moment Spoutnik" qui démontre réellement les possibilités qu’elle représente et les puissances mondiales pourraient entrer en compétition.

Les  lois de Moore pourraient être invalidées ou au contraire les calculs quantiques pourraient prendre leur envol.»

Pour résumer, nous n’avons pas encore inventé de robot totalement autonome, capable de trouver ses propres sources d’énergie ou de communiquer avec ses pairs en dehors du laboratoire. Ce robot existera sans doute un jour, mais on ne peut pas affirmer avec certitude que ce jour est proche. Profitons de l'absence de robots penseurs tant qu'il est encore temps.

D.D.

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