LifeTech & internet

Chaque jour, on pose 500 millions de questions jamais posées à Google

Cécile Dehesdin, mis à jour le 14.05.2013 à 11 h 13

Capture d'écran

Capture d'écran

Les méandres de l'esprit humain sont loin d'être entièrement explorés, nous apprend le responsable de la recherche chez Google. Dans une interview tournée par Bloomberg, Jon Wiley explique en effet:

«Chaque jour, 15% des questions que les gens posent à Google sont des questions qu'on n'a jamais vues auparavant. Chaque jour, pendant toute l'existence de Google, environ 15%.»

C'est un «problème» pour le moteur de recherche dont l'objectif est de pouvoir répondre à toutes les questions qu'on se pose.

Google affirme recevoir 100 milliards de requêtes par mois, soit 500 millions de requêtes par jour que les gens n'avaient jamais posé auparavant!

Pour Cnet, un élément clé dans la quête du moteur pour réduire ce pourcentage de requêtes inédites –et leur fournir des réponses appropriées–, est le Knowledge Graph, cette large base de données qui comprend les relations entre différentes entités. Maintenant si vous demandez à Google «Qui est le président français?», la page répond d'abord avant de fournir une liste de liens qui peuvent vous intéresser:

Mais, pour rester dans les pourcentages, un des responsables du Knowledge Graph explique qu'il n'en est qu'à «1%» de ses connaissances, encore loin d'atteindre le niveau du cerveau humain. C'est pourtant bien cet objectif qu'a en tête Google, ou plutôt celui d'un moteur de recherche intelligent capable de discuter avec vous.

Les responsables de la firme de la Silicon Valley passent leur temps à citer l'ordinateur de Star Trek comme exemple de ce qu'ils veulent atteindre. Ce n'est pas qu'une image, expliquait récemment Farhad Manjoo sur Slate.com:

«C'est l'idéal que nous cherchons à créer, la version idéale réalisée de façon réaliste», lui explique Amit Singhal, de Google.

«On en parle souvent, par exemple on va dire "Capitaine Kirk n'avait jamais besoin de prendre un clavier pour poser une question". Donc de cette manière, ça devient l'un des principes de notre design –on voit que parce que l'ordinateur de Star Trek repose activement sur la parole, si l'on veut faire pareil il nous faut repousser la barrière de la reconnaissance vocale et de la compréhension des machines.»

Pas étonnant que, dans la vidéo de Bloomberg, Jon Wiley n'utilise Google que vocalement, en posant des questions à son smartphone...

Cécile Dehesdin
Cécile Dehesdin (610 articles)
Rédactrice en chef adjointe
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte