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Les pessimistes répondent davantage à leurs emails

Will Oremus, mis à jour le 30.04.2013 à 9 h 44

Une étude affirme que les personnes qui utilisent du vocabulaire négatif font plus attention à leur boîte de réception.

Google Mail website screenshot / Spencer E Holtaway via Flickr CC Licence by

Google Mail website screenshot / Spencer E Holtaway via Flickr CC Licence by

C’est génial de travailler avec des personnes sympathiques, de bonne humeur –mais elles ne répondent jamais à vos emails.

Les ingénieurs de Contactually, une plateforme de marketing, ont analysé plus de 100 millions de conversations par email pour en tirer une conclusion surprenante. Les personnes qui utilisent un langage positif dans leurs mails –par exemple «attention» et «génial»– ne répondent qu’à 47% de leurs mails en 24 heures.

Ceux qui utilisent plus de mots négatifs, comme «manquer» et «stupide», répondent à 64% de leurs mails, un nombre plus raisonnable –soit 36% de plus que leurs contreparties de meilleure humeur.

Pourquoi?

La raison de ces résultats n’apparaît pas immédiatement clairement. Je me suis tout d’abord dit que les mails négatifs sont plus rapides à écrire. Je peux dire «Désolé, je ne suis pas intéressé» en 10 secondes, alors qu’écrire une réponse encourageante, cela demande plus de courage (et de volonté).

Mais le co-fondateur de Contactually, Tony Cappaert, m’a expliqué que cela n’explique pas tout à fait cette tendance. Les messages des personnes négatives utilisaient, en moyenne, 23 signes, juste 8% de moins que les messages des personnes positives, qui comportent 25 signes en moyenne.

«Peut-être que les personnes négatives sont plus actives sur Internet en général», a spéculé le collègue de Cappaert, Jeff Carbonnella, dans un communiqué de presse sur l’étude. «Cela expliquerait les trolls sur Internet, non?»

Ou peut-être que le principe de causalité fonctionne dans l’autre sens et les personnes qui répondent à des mails toute la journée finissent par être amers et irascibles.

L’étude n’a pas été revue par des pairs et ne risque pas d'être publiée dans Nature de sitôt. Reste que la taille gigantesque de l’échantillon de population testée suggère que cette étude montre au moins quelque chose de révélateur. Vous avez des idées? J'ai hâte de lire les remarques sarcastiques qui ne manqueront pas d'apparaître en commentaires...

W.O.

Traduit de l'anglais par Daphnée Denis

Will Oremus
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Journaliste
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