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50 Cent, Pepsi et Louis Vuitton achètent des faux followers sur Twitter

Temps de lecture : 2 min

Deux chercheurs italiens ont démasqué des comptes Twitter célèbres qui achètent de faux abonnés.

Twitter typographic wallpaper/jez` via Flickr CC License by

Les rappeurs 50 Cent et Sean Combs, alias Diddy, sont-ils en mal d'attention? Sur les réseaux sociaux en tout cas, les deux stars américaines seraient prêtes à payer pour grossir les rangs de leurs fans selon deux chercheurs italiens. C'est ce que révèle un article du New York Times qui liste une partie des célébrités qui auraient vraisemblablement eu recours à l'achat de faux followers Twitter.

La méthode des chercheurs Andrea Stroppa et Carlo de Micheli est simple: ils ont regardé les comptes Twitter qui gagnaient et perdaient un nombre conséquent de followers en l'espace d'une journée. La suspicion est particulièrement forte lorsque que plusieurs dizaines de milliers de nouveaux internautes s'abonnent d'un seul coup à un compte avant de se désabonner dans les heures ou les jours qui suivent.

Les stars ne sont pas les seules concernées. Figurent également dans l'étude les comptes de plusieurs grandes marques telles que Mercedes Benz, Louis Vuitton et Pepsi, qui dément avoir eu recours à de telles pratiques. «Le pic est lié aux activités payantes sur Twitter, comme les "tweets sponsorisés", dont le but est de booster notre nombre de followers», se défend Jeff Dahncke, porte-parole de Pepsi Co. Derrière ces augmentations soudaines d'abonnés, pas de faux compte donc mais des campagne promotionnelles bien ciblées d'après les intéressés.

Au début du mois d'avril les chercheurs montraient déjà l'ampleur qu'avait pris l'achat de faux followers. Avec un prix moyen de 18 dollars pour 1.000 faux followers, la valeur de ce marché était alors estimée entre 40 et 360 million de dollars. Des sommes colossales qui avaient provoqué l'étonnement des commentateurs américains, qui s'amusaient de cette démesure.

Le succès de l'achat de followers est d'autant plus surprenant que l'efficacité commerciale des réseaux sociaux n'a pas été prouvée. Une étude du groupe Coca-Cola, fortement présent en ligne avec plus de 700.000 abonnés sur Twitter et plus de 60 millions sur Facebook, montrait le mois dernier l'absence d'impact sur les ventes à court terme du buzz et de la présence en ligne.

Cécile Schilis-Gallego

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