«Stop the Cyborgs», la campagne anti-Google Glass

Le fondateur de Google Sergey Brin et la designer Diane von Furstenberg lors d'une répétition de sa collection printemps/été à la Fashion Week de New York le 9 septembre 2012, REUTERS/Carlo Allegri

Le fondateur de Google Sergey Brin et la designer Diane von Furstenberg lors d'une répétition de sa collection printemps/été à la Fashion Week de New York le 9 septembre 2012, REUTERS/Carlo Allegri

Trois jeunes londoniens ont lancé une campagne appelée «Stop the Cyborgs» en réaction au projet de lunettes de Google (les «Google Glass») afin d’éviter «un futur dans lequel la vie privée est impossible et le contrôle des entreprises est total». Le groupe a conçu un logo «Google Glass interdites», à la manière du logo d’interdiction de fumer, qu’il a publié sur son site sous licence Creative Commons pour que tout internaute puisse le télécharger et l’imprimer.

Le 5 Point Cafe de Seattle s’est ainsi servi de ce logo pour devenir le premier établissement des Etats-Unis, et possiblement du monde, à interdire les Google Glass, qui ne sont pas encore commercialisées mais ont déjà entraîné de nombreuses réactions inquiètes quant à leurs conséquences sur la vie privée. Adam, un des trois fondateurs de «Stop the Cyborgs», décrit sa démarche au site spécialisé Arstechnica:

«S’il n’y a que quelques geeks qui les portent, c’est un gadget de niche et je ne pense pas que ce soit un problème. Mais si tout d’un coup tout le monde les porte et qu’elles deviennent aussi répandues que les Smartphones, cela peut devenir très intrusif très vite.»