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Le Nigeria, la Suisse, l'Egypte... Passage en revue des victimes sans défense des basketteurs américains

Temps de lecture : 2 min

Il n'y a pas eu que la Dream Team. Les basketteurs américains ont accumulé les exploits lors des JO. Récapitulatif de leurs plus belles victimes.

KobeBryant de l’équipe américaine de Basketball contre la République dominicaine le12 juillet 2012/DVIDSHUB Via FlickrCC Licence By

Le 2 août à Londres, LeBron James et ses coéquipiers ont fait encore mieux qu’être à la hauteur de la Dream Team, en battant le Nigeria 156 à 73. Pendant ce match de basket d’une équipe masculine olympique où le plus de points n’aient jamais été marqués, les Américains ont marqué 29 paniers à trois points, et 49 points lors du premier quart temps de dix minutes. Le Nigeria n’avait jamais présenté d’équipe olympique en basket, et après cela, ils risquent de ne plus jamais le vouloir.

Bien que la Tunisie ait réussi à garder un peu d’avance pendant huit minutes plus tôt dans la semaine, les choses deviennent habituellement très rapidement vilaines quand l’équipe américaine rencontre un adversaire d’Asie, d’Afrique, ou, disons, de Suisse. En quoi est-ce que ce match s’est ajouté à d’autres prouesses du basket olympique américain?

Etats-Unis-Suisse (86-21), 1948: Alez Groza a mené l’équipe américaine en marquant 19 points, alors que Pierre Albrecht n’a mené la Suisse qu’avec 5 points. Ce match a fondé la rivalité violente et passionnée entre les Etats-Unis et la Suisse qui continue encore aujourd’hui.

Etats-Unis-Thaïlande(101-29), 1956: C’était la première fois qu’une équipe américaine olympique marquait plus de cent points en un seul match. Le meneur de jeu Ron Tomsic, un officier de l’U.S Air Force d’1m80 et le plus petit joueur de l’équipe américaine a marqué le plus de points. «J’étais plus grand que le pivot [thaïlandais]», a déclaré plus tard Tomsic au Daily Pilot. Voilà qui a dû décourager la Thaïlande, puisqu’ils n’ont plus jamais participé aux JO en basketball.

Etats-Unis-Corée du Sud (116-50), 1964: Sept joueurs américains ont marqué plus d’une dizaine de points chacun. Jim «Bad News» Barnes, a marqué 26 points, alors que Mel Counts en a marqué 18 du haut de ses 2m13. Plus tard, Barnes arrêtait le basket et inventait un condiment très apprécié surnommé «Sauce barbecue Bad News» («la meilleure sauce du moment!!!» selon un passionné).

Etats-Unis-Japon (99-33), 1972: Mike Bantom avait marqué 18 points et Dwight Jones 14 alors que personne du côté japonais n’en avait marqué plus de 9. Un peu plus tard pendant les Jeux de Munich, les Etats-Unis ont perdu en finale de manière injuste face à l’URSS après une série d’incidents d’arbitrages et techniques. Les Américains furieux ont refusé leurs médailles d’argent. Mais ils avaient encore le Japon!

Etats-Unis-Egypte (102-35), 1988: Les stars universitaires Dan Majerle et David Robinson ont mené les Américains dans une partie de rigolade lors de laquelle le meilleur marqueur égyptien a fait son maximum en marquant six points.

Après coup, un reporter a demandé à l’entraineur de l’équipe américaine s’il avait pitié pour l’équipe égyptienne. «Avoir pitié d’eux? Ça ne m’a jamais traversé l’esprit», a-t-il répondu. Les Américains ont perdu une seconde fois contre l’URSS, cette fois en demi-finale. Cette défaite allait ouvrir la voie à l’ère de la Dream Team, leur assurant une large réserve d’exploits en tous genres dans les années à venir.

Etats-Unis-Angola (116-48), 1992: «Je ne connais rien de l’Angola, mais l’Angola va avoir des problèmes» a déclaré Charles Barkley pendant une conférence de presse avant le match. Il avait raison. La Dream Team d’origine a démonté l’équipe africaine, à un moment les menant 46 à 1.

Barkley a mené les Américains avec 24 points, mais les a aussi mené en étant un immense crétin puisqu’il a gratuitement donné un coup de coude à l’Angolais Herlander Coimbra après que la Dream Team avait marqué 31 points d’affilée. «Il m’avait frappé avant, alors je l’ai frappé», a expliqué plus tard Barkley à USA Today.

Etats-Unis-Chine (133-70), 1996: La Dream Team II s’est imposée rapidement face à la Chine, menant de 37 points à la mi-temps. Charles Barkley n’a pas joué, préférant à la place s’assoir sur le banc et entrainer le public dans une version endiablée de «YMCA».

Justin Peters

Traduit par Pauline Moullot

Justin Peters

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