Les JO de Londres de 2012 sont les premiers «JO des
réseaux sociaux», et à la clé, un profond changement à venir de la façon dont les Jeux seront retransmis à l'avenir.
Le site du quotidien britannique The Guardian a vu son trafic augmenter de 30% et la
BBC de 100% sur ses services sportifs depuis le début des Jeux. Ce qui prouve, selon The Guardian que les relations entre les médias et la technologie marche d’autant
mieux quand les médias fournissent aux gens ce qu’ils ont envie de voir, et comment. Mais à
l’inverse, le pire est possible. Notamment quand les chaines de télévision
refusent de comprendre l’importance de l’information complète et en temps réel
quand celle-ci est aussi disponible sur les réseaux sociaux.
En exemple, le refus de NBC de diffuser les JO en
direct aux Etats-Unis mais en différé en prime time.
Sur Slate, Will Oremus expliquait comment la polémique qui avait suivi avait provoqué la suspension du compte
Twitter du journaliste de The Independent, Guy Adams, qui avait tweeté le
nom et l’email d’un des responsables de NBC.
De même, The Guardian rapporte le cas d’un
utilisateur qui a vu son compte bloqué car il avait mis au point une application
qui tweettait à chaque fois qu’un ticket d'entrée sur les sites olympiques était à nouveau
disponible. Ce qui pousse le journal à conclure:
«Londres 2012
sont les premiers "Jeux des réseaux sociaux", mais pourraient aussi très bien
être les derniers à se soumettre à l’emploi du temps des grilles télé plutôt qu’à
la demande des spectateurs.»
The Huffington Post quant à lui juge que ces
premiers «JO
des réseaux sociaux» sont en fait le premier événement où ce qui a lieu sur
internet devient une information en soi.
Pour éviter que ce genre de polémiques ne se
reproduise aux prochains JO, le Miami Herald donne quatre
conseils aux utilisateurs des réseaux sociaux pour faire leur promotion
lors d’un événement comme les JO. Rien de très nouveau: «réfléchissez avant de tweeter», «vous
représentez votre marque» et «soyez
fair play».
Jeff Zelaya, un conseiller en réseaux sociaux
confirme.
«Les
entreprises doivent se souvenir que les réseaux sociaux sont surtout à propos
de la transparence, donc vous ne pouvez rien cacher. Si vous vous retrouvez
face à une bande de twittos en colère(…) la meilleure chose à faire reste de s’occuper
du problème en public et de leur faire savoir que vous vous en occupez.»
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