Le Centre aquatique de Londres, en février. REUTERS/Eddie Keogh
Avec ces Jeux olympiques de Londres, le degré d’agressivité monte au fil de celui des émotions engendrées par les performances des champions. Twitter est l’un des déversoirs principaux de la colère des haters à l’égard des commentateurs sportifs à la télévision.
A ce petit jeu de massacre numérique, France Télévisions, accessible par le plus grand nombre dans l’Hexagone contrairement à Eurosport ou BeInSport également à la manœuvre lors de ce sommet sportif, prend parfois très cher —cher Patrick Montel, nous sommes de tout cœur avec toi à l’aube des épreuves d’athlétisme.
C’est la loi du genre, hélas. Quand, par exemple, sur TF1, Christian Jeanpierre apparaît à l’antenne lors d’une rencontre de football —et ne parlons pas du rugby où sa parole est littéralement mitraillée à l’instar de la dernière coupe du Monde en Nouvelle-Zélande— un flot de commentaires se déverse et charrie tous les excès possibles et imaginables.
Après le Tour de France qui, comme chaque année, a vu le groupe public agacer plus d’un amateur de sport à cause de Thierry Adam, Gérard Holtz ou Jean-René Godart, le pire est-il à venir à Londres? Examinons le problème en huit points.
Comme toute profession, le métier de commentateur sportif a ses spécificités et ses difficultés. Parler parfois des heures à l’antenne, savoir meubler des moments de creux comme lors des longues étapes du Tour de France ou adopter le ton juste requiert un talent certain qui n’est pas à la portée de tout le monde. Une erreur ou une bêtise commise en direct laisse une trace indélébile. Contrairement au rédacteur de presse écrite, la touche correction n’existe pas.
Dans sa très grande majorité, le public sportif constitue une audience de passionnés qui estiment, à raison parfois, en savoir plus sur une discipline que ceux qui la commentent. L’aficionado ne pardonne donc rien ni les erreurs ni les approximations et laisse entendre sa frustration voire sa colère. De manière implicite, il a toujours le sentiment qu’il pourrait faire aussi bien voire mieux.
Dans l’ensemble, TF1, France Télévisions et M6 sont des chaînes jugées sévèrement par les amateurs de sport contrairement à Canal+ ou d’autres réseaux thématiques comme Eurosport en attendant de pouvoir vraiment estimer le dernier petit nouveau BeInSport.
Parce qu’elles génèrent des audiences sans commune mesure avec leurs «petites» concurrentes payantes, les grandes chaînes de la TNT sont forcément plus exposées au feu des critiques. Lors du dernier Euro de football, à côté de Christian Jeanpierre sur TF1, Denis Balbir et Jean-Michel Larqué ont été loin également de faire l’unanimité et se sont trouvés au cœur de la cible.
Lorsqu’elles abordent une grande compétition internationale, comme ces Jeux de Londres, les chaînes principales, à l’image de France Télévisions, veulent adopter un ton «fédérateur», c’est-à-dire qu’elles tentent d’attirer à la fois une clientèle de passionnés et une population moins au fait des subtilités de chacune des disciplines.
Elles essaient un compromis, toujours bancal, quand les chaînes thématiques et Canal+ qui a prétendument «changé» le commentaire sportif à partir de sa création en 1984, se concentrent sur une exigence plus ciblée où il s’agit de tout décrypter et de tout disséquer. Dans cette configuration, le passionné y trouve rarement son compte dans la mesure où il n’a pas forcément l’envie, ou les moyens, de s’abonner à des chaînes payantes spécialisées pour être satisfait.
De manière générale, les chaînes comme TF1 et celles du groupe France Télévisions ont adopté le pli des chaînes des pays latins. Les commentateurs sont clairement des supporters à la différence, par exemple, des Britanniques qui adoptent une neutralité plus sportive. Sur la BBC, la dernière finale de Wimbledon, entre Andy Murray et Roger Federer, était édifiante de ce point de vue et devrait être réécoutée dans les écoles de journalisme.
En France, encouragements, incantations, passages de pommade, cris, hurlements, sont le lot commun sans la moindre distanciation –une partie des téléspectateurs apprécient ces prises de position. «Allez bidule!» «Allez truc!» «Nous sommes de tout cœur avec toi, machin»…
Parfois jusqu’à l’écœurement comme avec Gérard Holtz qui s'oblige à employer un superlatif à chaque phrase ou avec Nelson Monfort, devenu sa propre caricature et qui incarne ce «journalisme» infirmier affectueux et onctueux où il s’agit plus de féliciter ou de cajoler sans poser de questions intéressantes et encore moins dérangeantes quand il ne cherche pas à nous tirer des larmes comme mercredi, lorsqu'il posa une question odieuse à une nageuse à qui il rappela le décès de sa mère.
Les chaînes thématiques peuvent aussi tomber dans ce travers, Canal+ en tête. De façon générale, il est de bon ton de faire ami-ami avec les sportifs. Là où les commentateurs politiques sont vilipendés quand on les soupçonne de connivence avec leurs sujets, les commentateurs sportifs restent épargnés par ce reproche comme si cela n’avait aucune importance à l’heure où, pourtant, le sport est devenue une affaire un peu «sérieuse».
Sur les chaînes de télévision, la critique des sportifs est très rare sauf lorsque des «scandales» à la Nasri éclatent et encore cela est-il fait avec les formes. Il ne faudrait pas non plus complètement se fâcher avec les stars et les fédérations, détentrice de droits.
On ajoutera que la critique est également difficile dans la presse écrite. L’Equipe est souvent d’une prudence de sioux avec les sportifs. L’Equipe, d’ailleurs, qui s’est toujours refusé à avoir dans ses pages une rubrique télé digne de ce nom dans laquelle seraient vraiment évalués tous les programmes sportifs à la télévision. Le journal se contente de présenter les émissions, d’interviewer les uns ou les autres, de répercuter les audiences sans véritablement remuer le couteau dans la plaie quand il y en a une.
C’est l’une des grosses faiblesses du quotidien sportif soucieux de ne déplaire à personne et qui n’a jamais fait vivre ce débat-là dans ses colonnes alors que la télé est aussi au cœur des préoccupations de ses lecteurs. Et ce n’est pas l’arrivée sur la TNT de sa chaîne, L’Equipe HD, qui risque d’altérer cette ligne éditoriale jusqu’ici défendue.
Si bien que les commentateurs télé n’ont aucune raison de se sentir remis en cause par qui que ce soit, L’Equipe continuant, quoi qu’on en dise, de faire la pluie et le beau temps sur le sport dans ce pays. Aux Etats-Unis, des journalistes comme Richard Sandomir, du New York Times, et Richard Deitsch, de Sports Illustrated, n’ont pas ses pudeurs de jeune fille et ils le font de manière constructive dans l’intérêt du téléspectateur.
La télévision est devenue la maison de retraite des sportifs souvent grassement rétribués pour leurs activités de consultants. Parfois, les grandes chaînes préfèrent choisir l’accessoire à l’essentiel pour être «clinquant» et évoluent au bord du vide à l’image de ces incessantes et horripilantes images du Club France à Londres.
Bien qu’il n’apporte rien à l’analyse, qu’il enchaîne les lieux communs, Fabien Barthez est ainsi devenu l’«expert» de TF1 lors des grandes manifestations de football comme à l’occasion du dernier Euro. Lors de Roland-Garros, Tatiana Golovin joue les (in)utilités agaçantes sur France Télévisions. A contrario, des «anonymes» comme Bernard Faure, en athlétisme, ont su se rendre indispensables dans la discrétion.
On ajoutera qu’il y a aujourd’hui sur les chaînes beaucoup trop de consultants qui se substituent à des journalistes (cela reste un métier, non ?) —France Télévisions en a dépêché… une vingtaine à Londres.
Consultants à qui il arrive d’avoir des conflits d’intérêts. Comment jugez avec le recul nécessaire un joueur en équipe nationale dans une cabine de commentateur quand on l’a sous sa coupe dans un club tout le reste de l’année?
Nous l’avons évoqué dans un papier récent. Le sport a un problème avec les chaînes gratuites en France. France Télévisions exerce une sorte de quasi monopole sur les événements majeurs à l’exception du football. En ne s’intéressant pas au sport, ou si peu, TF1 et M6 ne permettent pas le jeu de la concurrence comme aux Etats-Unis avec CBS, NBC, ABC ou FOX si bien que l’on est un peu «fatigué», de manière peut-être un peu injuste, par les couvertures des Jeux olympiques, du Tour de France, de Roland-Garros ou des championnats du monde d’athlétisme ou de natation «à la sauce France Télévisions». Une manière de faire qui aurait besoin, peut-être, d’une vraie redéfinition. Espérons que les nouveaux usages de la télévision à l’ère du numérique fassent bouger les choses et surtout quelques hommes.
Yannick Cochennec
Dossiers : commentateurs, JO de Londres, JO autres, Nelson Monfort, Patrick Montel, Christian Jeanpierre, Jean-Michel Larqué, consultants, Sports, journalisme, canal, France Télévisions, L'Equipe


Nous sommes tous des footballeurs allemands
Pour fêter la finale de Ligue des champions 100% Deutschland, dialogue à trois voix autour de quarante ans de relation footballistique franco-allemande.
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"TF1, France Télévisions et M6 sont des chaînes jugées sévèrement par les amateurs de sport contrairement à Canal+"
C'est oublier un peu vite toutes les critiques qui ont pu être faites à Pierre Ménès pour ses flagrants délits de beaufitude au CFC !
" Comment juger avec le recul nécessaire un joueur en équipe nationale dans une cabine de commentateur quand on l’a sous sa coupe dans un club tout le reste de l’année? "
Pourquoi ne pas mentionner explicitement Arsène Wenger ?
Pour le reste bon papier, et surtout très bonne idée. Mais heureusement que Nelson Monfort est là, sinon qui aurait-on à détester ?
Oui, journaliste est un métier exigeant, difficile... Comme tous les métiers du monde quand on les fait bien. Or de nos jours, n'importe qui s'improvise journaliste en démontrant une culture proche du niveau de 6e : une expression française digne d'un footballeur, aucun talent en langues internationales (Monfort a un niveau de 3e) , aucun travail sérieux fourni en amont, juste un petit Google avant de parler d'un type sans vérifier aucune source, bref, l'équivalent du travail qu'un scolaire en 6e pourrait rendre en exposé.
Désolé messieurs les journalistes, vous n'aimez pas vous critiquez entre vous tant vous avez besoin les uns des autres pour votre carrière, mais vous faites du mauvais travail, et il serait temps qu'on vous apprenne à vous mettre au boulot !
Les blagues idiotes à l'antenne, les bavardages inutiles, les mises en scènes pour bien se faire mousser les uns les autres, tout cela finira bien un jour : on demande des pros à l'antenne, pas des copains.
Le site Topjournaliste.com heureusement passe outre le corporatisme des journalistes pour faire savoir le ras le bol de la France !
Pour éviter de subir les commentaires de Monfort & co, je vous conseille http://www.francetv.fr/sport/les-jeux-olympiques-2012/direct qui donne accès aux flux vidéos libérés de tous commentaires, une vraie joie.
Ok, je suis d'accord avec vos arguments, c'est du direct, etc...
Mais est-ce le métier difficile qui a poussé Laurent Luyas à insulter Laure Manaudou, honte nationale pour avoir bafoué les trois couleurs en se ridiculisant dans ses séries ? Elle s'est qualifiée dans les règles, au chrono et sans passe-droit, alors il me semble qu'il n'avait rien à y redire.
Vous oubliez de préciser, également, que tous ces commentateurs sportifs, sont devenus des stars, ou en tout cas croient l'être. Monfort s'écoute parler plus qu'il n'écoute véritablement les réponses de ses interviewés, et ça s'entend (Monfort parle d'ailleurs plus longtemps que la personne de l'autre côté de son micro). Holtz, lui, fait du théâtre, avec un succès - je crois - mérité. Mais à l'antenne, il se croit sur les planches, telle une star.
Le problème, selon moi, vient du fait que personne, en interne, ne leur fait remarquer que leur métier n'est pas d'être Nelson Monfort, Gérard Holtz ou Patrick Montel, mais d'être des commentateurs sportifs.
Certains sont devenus des stars, souvent posthumes d'ailleurs (Roger Couderc, Thierry Gilardi), non pas parce qu'ils se prenaient pour des stars, mais bien parce qu'ils étaient efficaces et sérieux.
Le problème avec les France 2, c'est qu'ils coupent sans arrêt les événements sportifs par des interviews inutiles. Exemple: grand fan de basket, je regardais hier soir le basket, un match énorme des Etats-Unis. France 2 diffuse donc la première mi-temps, mais nous prive de quasiment toute la seconde période pour du blabla sans intérêt. C'est les Jeux Olympique, tout ce qu'on veut c'est du sport, et pas des gens qui parlent de sport!
Concernant les chaînes privées, je me ferais toujours un point d'honneur à ne jamais m'y abonner, pour une simple et bonne raison: à une époque où chacun doit se serrer la ceinture, où les fins de mois sont difficiles, je ne vais pas contribuer à l'enrichissement de quelques nantis. En s'abonnant à Canal+, on verse forcément une part de notre propre argent aux footballeurs. Et rien que cette idée, me dégoute au plus haut point. Je préfère encore me débrouiller pour trouver un stream gratuit sur internet.
vous préférez vous débrouiller pour trouver du stream gratuit sur le net et pourtant vous râlez de la coupure du match de basket! Alors que sur francetvsport il y a tous les jo intégrale live..lol
Je m'étonne de l'absence de la fameuse "Louise" se promenant à bord de son double decker dans cet article et dans les réactions qui y sont liées. La platitude et le vide de ses chroniques n'ont d'égal que le manque d'intérêt des endroits qu'elle visite et des gens qu'elle interroge.
Elle permet d'ailleurs de prouver les qualités théâtrales de Gérard Holtz obligé de feindre l'affection et la reconnaissance à son égard.
En fait le problème (mais ce n'est pas vraiment nouveau) c'est qu'on attend une approche critique et non un jugement. Que Nasri soit gentil ou méchant importe peu, qu'il soit bon ou mauvais ça commence à être un peu plus intéressant... mais ce qui compte vraiment c'est de savoir ce qu'il fait sur le terrain, et de comprendre comment une action peut ou ne peut pas avoir d'impact sur les évènement... et par là-même donner une signification au spectacle, à la vie. L'approche critique ce n'est pas comme on le voit faire trop souvent, prendre une position d'autorité morale a priori (à la rigueur a posteriori c'est acceptable, après 3h d'argumentation type Collège de France, mais franchement on n'a même pas cette ambition-là), c'est un travail pédagogique (ou journalistique, ça devrait être synonyme mais étrangement ça ne l'est pas... limite si ce n'est pas devenu un antonyme) qui se base sur une performance, quelle qu'elle soit. Le(s) scandale(s) Nasri par exemple, ce n'est pas qu'il mette un doigt devant sa bouche, ni qu'il insulte un journaliste, le scandale c'est le gros plan sur son visage après le but, c'est l'article qui traite de l'immoralité de l'insulte. Arrêtez de nous casser les pieds et, oui, soyez critiques...
Je me rappelle de Bernard Faure défendant une athlète au physique masculin, disant que trop de monde se moquait d'elle et que c'était mal au vu de ses actions humanitaires. Mais c'est quoi cette histoire ? Personne ne se moque d'elle, tout le monde la suspecte, c'est un peu différent. Et pour ce qui est du dopage personne n'a jamais dit que c'était la même chose que de manger des petits enfants. Non, Ben Johnson n'est pas un démon, c'est un homme peut-être très bien dans la vie, et qui participe sans doute à des évènements caritatifs... Le seul crime de Ben Johnson c'est d'avoir été pris par la patrouille d'avoir fait perdre de l'argent aux sponsors et de l'audience à la télé et ça Bernard Faure... il essaye de préserver son salaire sans doute, je ne sais pas, mais c'est son problème à lui. Les spectateurs ne se moquent pas et les athlètes dopés ne sont pas "méchants": arrêtez d'essayer de nous maintenir la tête dans un monde de bisounours, ça commence à se voir.
Je pense que la chose à faire c'est de décider une bonne fois pour toute de mettre en accès libre les images brutes, sans commentaire, de toute compétition sportive, tout évènement, gratuitement sur internet. Alors, pour vivre, les journalistes devront être utiles... parce que c'est un peu ça le sens du travail.
Les fédérations, elles, se seront faites leur pub à moindre coût (oui parce que la télévision, dans le monde d'avant, c'était incontournable parce que la diffusion d'images c'était cher, mais ça, c'était avant le drame).
Que de circonstances atténuantes trouvées pèle-mêle pour sauver la mise du journalisme français. La vérité est pourtant là. Roger Zabel et Thierry Adam, les deux derniers commentateurs du Tour, sont de pures catastrophes sur des commentaires de plusieurs heures. Zabel n'y connaissait rien, et Adam brode tout et n'importe quoi à l'infini sur un ton qui laisse peu de place aux doutes sur son ego. Par contre, je le trouve très agréable quand il prend la place de Nelson Monfort comme intervieweur à chaud. Comme quoi... Il suffit parfois de mettre "the right man at the right place", même si ce sont de jeunes journalistes qui prennent la place de dinosaures surannés et complètement désynchronisés des gens qui les regardent. Holtz cabotine à l'infini, Jean-René Godart commente pour nos grand-parents (j'ai 36 ans, pas 18) et devrait prendre sa retraite, Christian Jeanpierre donne l'impression d'être ce qu'on appelle ici un "imbécile-heureux", capable de changer d'avis en trois secondes s'il est contredit par un de ses consultants. Par contre, les équipes de France 2 pour Roland-Garros frôlent souvent la perfection, et comme par hasard, avec un commentaire sans excès, pondéré, intelligent. Ce n'est pourtant pas compliqué, mais peut-être est-ce seulement (ou surtout) une question d'intelligence avant tout, et de modération...
Cet article très intéressant oublie tout de même une facette importante de la politique des rédactions sports des télés : l'audience.
On se souvient des réponses de Denis Brogniart aux critiques concernant CJP pendant la Coupe du Monde, dans lesquelles il justifiait le trop-plein d'enthousiasme du commentateur par un succès supposé auprès d'une majorité des téléspectateurs qui ne sont pas des "intellectuels du sport". Soit.
Daniel Bilalian dans une interview très récente à 20minutes.fr (pour les curieux : http://www.20minutes.fr/article/980803/daniel-bilalian-on-toutes-raisons-etre-satisfait-couverture-jeux-france-tv), sort une phrase qui est pour moi, magique venant d'un diffuseur détenant l'exclusivité : "je fais partie d’une génération de journalistes qui considère que si le public est au rendez-vous, c’est que le travail a été bien fait".
Il semblerait donc qu'ayant des téléspectateurs captifs, aucune remise en cause ne soit possible : il y a toujours du monde pour regarder. Le drame.
Ah désole pour le doublon, j'ai posté mon message, ci-après, alors que le vôtre n'était pas encore validé par les médiateurs...
Enfin, je suis bien d'accord avec vous et effectivement, je trouve la citation de Bilalian assez édifiante
Je pense qu'on oublie ici un facteur crucial, c'est celui de l'audience. Si Louise et son bus, Nelson et ses superlatifs, Montel et sa voix stridente ou les blagues vaseuses de Luyat pourrissent le direct et prennent si largement la place du sport, c'est parce que des personnes aiment ça et regardent !
Le problème, c'est que plus FranceTV fait d'audience, mieux elle se porte, et c'est ça qui est important pour elle (comme pour chacun d'entre nous).
Bref, tant qu'une large proportion des téléspectateurs sortiront leurs mouchoirs à chaque prise de parole - même odieuse - de Neslon, ça ne changera pas.
Malheureusement, de nos jours, un "bon" journaliste TV est un journaliste qui fait de l'audience.
Holtz et Monfort sont des ludions narcissiques et volubiles. Que je n'écoute pas, en baissant le son ou regardant ailleurs. Que paye avec ma redevance et dans les produits que je consomme avec le prix de la pub.
Je pointe d'autres véritables problèmes : 1 - La politique éditoriale de France 2 sur ces JO qui se résume par : tout pour les sports "maison" (qui bénéficient déjà à longueur d'année d'une audience insolente sur le service dit public)j'ai nommé : natation, athlétisme, judo, cyclisme, Tennis (sempiternelle finale de Federer)... le reste "bénéficie" des miettes. 2 - Des plateaux de baratin, en veux-tu en voilà, véritables JO des commentateurs qui consomment de l'espace temps qui serait mieux utilisé sur les évènements et tournent le dos à l'esprit olympique qui voudrait voir exposer beaucoup plus de disciplines (ainsi ce dimanche, près de deux heures sur le marathon féminin alors que se déroulaient des matchs intéressants dans des sports co) 3 - Une politique essentiellement tournée vers le sensationnalisme qui rend (objectivement seulement ?)le service public complice de l'enrichissement des stars (Bolt : 13 millions de dollars par Puma, Manaudou et Bernard bien enrichis...)et alors que les matchs de hand de l'EDF sont traités par épisode pour nous abreuver de commentaires sur les prouesses de nageurs et autres Ussen Bolt réunis. Il est vrai qu'il s'agit ici d'un jeu d'échange de services, les stars faisant l'audience des chaînes qui le leur rendent bien en renforçant, par leur exposition, leur valeur marchande. Enfin, je continuerai de râler contre le mauvais traitement du handball (quasi ostracisé par M Billalian) et de la gymnastique sport ans lequel les athlètes se libèrent de la pesanteur....
Nelson Moins-fort et tant d'autres, tels celui-ci que l'on découvre après des années à nous avoir vendu de la nourriture bio de nos campagnes, représentant de la malbouffre discount, ou celui-là qui tout à coup oublie la direction d'un journal fondé par JJSS pour postuler chez Dassault, paient en fait le besoin de transparence et d'exigences que l'on attend de médiateurs. C'est à dire en rappel d'intervenants qui doivent s'effacer devant l'actualité. Or le monde médiatique est le contraire de cet oubli de soi. Il est devenu central, il s'est arrogé une position d'acteur et parfois de cabotins.Mais comment lui le reprocher alors que tout, émissions de radio, de télé,internet par exemple cherchent à donner à chacun - y compris à l'auteur de ces lignes- la volupté de se sentir exister face à l'information ou "faiseur" d'information. Au moins eux, ne sont pas anonymes.
Les commentateurs de france tele sont ridicules: incompétents, hautains, chauvins, pretentieux, parfois grossiers.
Ils hurlent dès qu'un francais est en passe de gagner une épreuve, ils coupent des matches (dont ceux de l'équipe de france) pour diffuser quelques minutes par ci, quelques minutes par la dans le but de pouvoir discuter entre eux des mauvais resultats de l'escrime ou de l'usage du francais aux JO! Et ils maitrisent mal l'usage de l'enregistrement car ils nous collent des remises de medaille pendant des epreuves!
S'ils veulent faire des debats qu'ils les fassent apres les epreuves! C'est un manque de respect pour les sportifs comme pour les spectateurs!
Des milliers d'internautes se plaignent sur le net et c'est normal on paie une redevance pour financer cette bande de guignols?
Je suis tellement décu par la maniere dont france tele traie ces JO que je les regarde sur internet sur cette adresse sans pub, sans blabla inutile et sans coupures intempestives: http://www.francetv.fr/sport/les-jeux-olympiques-2012/
Ce qui me dérange le plus c'est le nombre intempestifs de coupures publicitaires pendant la diffusion des J.O..
Nous payons une redevance (excessivement chère) et j'ai l'impression de me retrouver sur une chaine privée (TF1, M6, etc..).
C'est vraiment scandaleux...
Finalement toutes ces réactions sont très symptomatiques de l'évolution du paysage médiatique. FranceTV doit effectivement jouer son rôle : retransmettre un événement médiatique international de grande importance. Mais cela reste avant tout un spectacle. Les spectateurs viennent y chercher ce dont ils ont besoin que ce soit un sentiment national ou d'appartenance nationale pour les uns, une envie de polémiquer pour les autres, un simple besoin d'images fortes pour la plupart. FranceTV joue ici son rôle à la perfection : fournir de l'émotion avec un peu de raison.
Les seuls «frustrés» sont les amateurs de sport, et je ne parle pas ici des suporters inconditionnels je parle bien de ceux qui apprécient/aiment le geste sportif. On les comprend aisément : comment ne pas être frustré devant la vulgarisation poussée parfois trop à l'extrême qui est proposée par l'équipe de FranceTV, alors qu'ils viennent chercher le geste, l'analyse sportive, l'esprit critique ?
Pour les plus nantis il y a une solution, s'abonner à des chaînes payantes qui peuvent fournir (même si nous n'en sommes finalement qu'aux balbutiements en France) ce qui est attendu par l'amateur : de la raison sans oublier l'émotion. Cela a un prix, évidemment.
Aucune chaîne ne peut réunir ces deux aspects sous peine de ne satisfaire personne.
Autant je suis heureux de suivre FranceTV pour y découvrir des sportifs que je ne connaissais pas , m'intéresser au sport qu'ils pratiquent, autant je suis exaspéré par la couverture proposée pour les sports dont je suis amateur, mais pour ces derniers les live feeds sont un délice ...
La fonction fait l'organe ... FranceTV doit contenter (et non satisfaire) le plus grand nombre, ce qui est difficile ; les TV de niches doivent satisfaire les amateurs, ce qui est encore plus difficile. Il ne faut pas chercher chez l'un ce qu'on ne peut trouver que chez l'autre.