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Jeux olympiques: la cérémonie d'ouverture a «oublié» les attentats de Munich

Jeremy Stahl, mis à jour le 28.07.2012 à 11 h 04

La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres le 27 juillet 2012, REUTERS/Dylan Martinez

La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres le 27 juillet 2012, REUTERS/Dylan Martinez

Le Comité international olympique (CIO) a tenu sa promesse et n’a pas fait respecter une minute de silence pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques vendredi 27 juillet. Au lieu de cela, il y a eu deux moments de recueillement. Aucun des deux n’a été pour les 11 athlètes israéliens assassinés lors des Jeux olympiques de Munich en 1972.

D’abord, la cérémonie a fait une pause pour «un moment de souvenir pour tous les peuples de tous les pays» afin d’honorer «ceux tombés pendant les deux guerres mondiales et tous les autres conflits» selon les mots des commentateurs de la BBC.

Après ce moment générique pour la guerre, la cérémonie a fait une nouvelle pause de réflexion silencieuse «pour respecter notre mur de la mémoire pour les amis et les familles de ceux présents dans le stade qui ne peuvent pas être ici ce soir». Selon la BBC, «il a été demandé aux spectateurs de présenter des images de leurs êtres chers» qui sont morts.

Le président du CIO, Jacques Rogge, avait tenté précédemment de justifier la décision de ne pas honorer les victimes des attentats terroristes de Munich en expliquant que «la cérémonie d’ouverture a une atmosphère qui n’est pas adaptée à la mémoire d’un incident aussi tragique.»

Il est désormais clair que Rogge ne disait pas toute la vérité. Le problème n’était pas que la cérémonie d’ouverture n’était pas adaptée à la mémoire des tragédies. C’est simplement que le CIO voulait choisir quelles tragédies il voulait commémorer. Ceux tombés pendant les guerres mondiales et les proches décédés des personnes qui avaient un ticket pour assister à la cérémonie d’ouverture ont passé les sélections. Pas les victimes d’un attentat terroriste qui s’est produit aux Jeux olympiques il y a quarante ans.

Jeremy Stahl

Traduit par Grégoire Fleurot

Jeremy Stahl
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