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Selon la légende olympique Michael Johnson, ses capacités physiques viendraient d’un «gène supérieur athlétique» présent chez la descendance des esclaves de l’Afrique de l’ouest.
Le médaillé d'or olympique et commentateur de la BBC a déclaré au Daily Mail:
«Au cours des dernières années, les athlètes afro-caribéens et afro-américains ont dominé les finales d’athlétismes.»
Avant d’ajouter:
«C'est un fait dont on a jamais discuté ouvertement. C'est un sujet tabou, mais les résultats sont ce qu’ils sont. Pourquoi ne devrions-nous pas en discuter?»
Sa théorie fait écho à celle de certains scientifiques. D’après eux, les esclaves ont subi un processus de sélection rigoureux lors de leur transport en bateau jusqu’en Amerique. Seuls les plus forts en sont sortis vivants. L’exemple le plus flagrant est celui d’un voyage en 1732 menant en Jamaïque, le dernier arrêt sur la piste des esclaves. 96% d'esclaves sont morts: 170 sont montés à bord du navire et seulement six sont descendus.
Pour Michael Johnson, c’est clair:
«Même si c'est difficile à entendre, l'esclavage a bénéficié de descendants comme moi, je crois qu'il ya un gène sportif supérieur en nous.»
Une idée que critique vivement Amy Bass dans Salon. Pour l’historienne, affirmer que ce débat est tabou est faux: il occupe l’esprit des scientifiques depuis des siècles. De plus, penser qu'il existe un gène du sport commun à un groupe de personne est faux. D’après elle, l’identité d’un peuple ou d’un groupe d’individus change au cours de l’histoire. Il s’agit d’une construction sociale qui mélange classe, genre, sexualité…
Pour cela, elle prend exemple du lien qu’entretiennent les afro-américains avec la natation. Al Campanis et Ted Koppel, célèbres commentateurs sportifs, avaient ainsi affirmé en 1987 que les afro-americains ne sont pas de bons nageurs «parce qu’il ne sont physiquement pas capables de flotter», une aberration représentative des clichés véhiculés sur le sport. Pour Amy Bass, si peu d’afro-américains concourent dans des épreuves de natation, cela s’explique sociologiquement.
Ainsi USA Swimming a publié une étude il y a quelques années révélant que 60% des enfants afro-américains ne savaient pas nager. Ils étaient donc deux fois plus nombreux que leurs homologues blancs. Sur 252.000 membres de l'organisation, moins de 2% nageant en compétition se sont identifiés comme noir. Durant cette étude, les chercheurs ont constaté l'influence des parents: si un parent ne savait pas nager ou avait peur de la natation, l'enfant avait moins de chances d'apprendre. Or durant l'enfance de leurs parents, les piscines municipales étaient situées loin des habitations des familles noires. Difficile donc d’apprendre à nager.
Aux Jeux olympiques de Sydney en 2000, Anthony Ervin a changé l’image que les Etats-Unis entretenaient d’un nageur d’élite. Considéré comme le premier nageur d'origine africaine à faire partie d’une équipe aux Etats-Unis, il descend à la fois d'Amérindiens, de juifs et d'afro-américains.
Son cas illustre pourquoi il est si difficile de faire des hypothèses raciales, un élément clé que l’on oublie trop souvent: le métissage.
Pour l’historienne Amy Bass, véhiculer ce type de clichés sur les afro-américains et le sport ramène tout simplement au Moyen-Age, où l’on estimait que certains traits physiques comme des lèvres épaisses, une grande bouche ou un gros nez étaient le signe d’une capacité innée à danser, chanter et avoir un corps athlétique.
Dossiers : athlétisme, natation, JO de Londres, JO autres, afro-américains, histoire, noirs



Bob, dis non!
Une obscure querelle agite les hautes instances d’attribution de hochets napoléoniens: es-tu digne ou non de recevoir la Légion d’honneur? La réponse est simple: on s’en fout. Si d’aventure on te la proposait, tu devrais refuser.
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On constate qu'aucune équipe noire n'a été championne de bobsleigh. Faut il en déduire que le gene qui provoque l'abscence de mélanine favorise les capacités en bobsleigh ?
Je pense que c'est plutôt l'absence de bobsleigh qui joue :D
Apparemment cela dérange lorsque l on évoque "l esclavage trans atlantique" et ses conséquences,n en déplaise aux journalistes, aux scientifiques qui sont dans la pensée unique (on dirait qu ils font diversion ) , preuve à l appui et notamment dans les epreuves du 100m,200 m, 400m, depuis la fin des années 70, 95% des finalistes sont noirs americains, jamaicains, de trinidad tobago, des bahamas, des anglais d origine jamaicaine,des canadiens d origine jamaicaine. Il n y a que 3 finalistes du continent noir(un namibien et 2 originaires du nigeria).
Ces athletes proviennent tous de regions où régnaient l esclavage , c est une coincidence? En France, on trouve une majorité de sprinteurs venant des DOM TOM. pour conclure, selon moi,il y a dans un concentré d individus doués pour les épreuves du sprint dans ces régions évoquées plus haut.
Oui, les champions des courses "explosives" (au contraire des courses d'endurance) sont dans l'immense majorité des cas des noirs d'Amérique du Nord et des Antilles, et pas d'Afrique. Mais ce constat ne prouve pas à lui seul le lien avec la sélection qu'a induit l'esclavage. Par exemple, les athlètes noirs d'Afrique sont-ils autant représentés dans les compétitions internationales tous sports confondus que les noirs d'Amérique ? Il me semble que non. Est-ce parce qu'ils n'ont pas le bon gêne, ou parce que les infrastructures des pays d'Afrique pauvrissimes ne permettent pas l'émergence des individus doués ?
Certes les infrastructures ne sont pas autant développées qu en amerique du nord , mais ces pays ont tous des terrains de foot et des pistes d athletismes à ce que je sache, que dire des sprinteurs qui viennent de trinidad et tobago et des bahamas, je rappelle que usan bolt s entrainait à ses débuts sur une piste en terre battue de son village.
J ajoute que les meilleurs sprinteurs anglais sont d origine jamaicaine, pourtant il y a autant de Nigerians que de carribéens en Angleterre.
Bien sur qu il y a plusieurs facteurs mais le facteur sélection par l esclavage est superbement ignoré( lire le livre de leclaire) , cela saute aux yeux lorsque regarde la liste et l origine etnique et la nationalité des meilleurs sprinteurs.