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Aux JO, les photographes sont remplacés par des robots

Pauline Moullot, mis à jour le 23.07.2012 à 16 h 35

Le Marocain Yahya Berrabah au saut en longueur des championnats du Monde de Daegu en Corée du Sud, le 2 septembre 2011. REUTERS/Pawel Kopczynski

Le Marocain Yahya Berrabah au saut en longueur des championnats du Monde de Daegu en Corée du Sud, le 2 septembre 2011. REUTERS/Pawel Kopczynski

L’agence de presse Reuters va envoyer aux JO de Londres une équipe de robots pour photographier l’événement, rapporte Wired.

11 robots seront installés dans des endroits normalement inaccessibles à des photographes humains. Les appareils seront essentiellement accrochés au plafond des stades et un photographe au sol les télécommandera grâce à un joystick. Certains ont même été suspendus à plus de 30 mètres de haut.

Chaque appareil sera équipé de trois objectifs différents (24-105mm, 70-200mm et un téléobjectif) et pourra pivoter sur trois axes. Il pourra aussi contrôler la vitesse d’ouverture, la sensibilité à la lumière et la taille de l’image. Les clichés seront ensuite envoyés directement sur le fil Reuters pour être édités.

Fabrizio Bensch, inventeur des appareils photos robots avec son collègue Pawel Kopczynski, détaille la conception de ces robots sur son blog Reuters.

«Sur n’importe quel événement sportif, quand il n’y a pas de place pour le photographe, ou si on a besoin de capturer un moment d’une autre perspective, on peut utiliser une technologie télécommandée. On voulait rendre possible l’impossible; tout comme les athlètes des Jeux olympiques».

L’idée leur est venue en 2009, et le premier appareil-photo robot a été testé aux championnats du monde d’athlétisme de septembre 2011 en Corée du Sud. C’est à Londres que plusieurs appareils de ce type seront utilisés en même temps pour la première fois.

Une initiative qui risque de fausser la concurrence. Se battre contre des robots, ça n'est «pas très fairplay»  explique Wired. Mark Reblias, photographe aux JO, confirme.

«Je ne peux rien faire. Peut-être que je vais devoir moderniser mon matériel et installer un matériel robotique moi aussi. Ce serait très cher, mais c’est peut-être le prix que je vais devoir payer».

Pour l’instant, les 11 appareils robots prendront des photos de sports «dramatiques», selon les photographes. Le ping-pong, le taekwondo, la boxe, l’escrime, ou encore l’haltérophilie par exemple. Ils seront aussi installés au-dessus des parquets de basket, des pistes d'athlétisme et des salles de gymnastique.

Pauline Moullot
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