Atelier Robuchon, Londres.
A Londres, il y a évidemment les palaces et les cinq étoiles historiques:
Voici un choix d’hôtels récents à des prix divers, plutôt élevés pendant les Jeux –certains proposent des forfaits et sont sur Internet.
L’un des plus anciens hôtels de Londres (1862). Un building de marbre et de lumière. Grand confort intérieur, spa et piscine, bar très animé dès 18 h, deux restaurants dont le Roux at the Landau, superbe salle à manger, plats de Chris King, parfait second d’Albert Roux. Noix de Saint-Jacques au naturel, sole aux artichauts, soufflés. Bordeaux et champagnes au verre, service impeccable.
Dans les vastes bâtiments victoriens de l’ancien ministère de la Défense, transformés en cinq étoiles imposant pour l’espace, la lumière et les salons, c’est l’hôtel de luxe à la mode. 271 chambres à partir de 350 livres et 23 suites modernes sans excès. Le confort anglais d’abord. Restaurant british et italien du chef romain Massimo Bianchi, plats de la tradition: risotti aux légumes et pasta al vongole (20 livres). Spa sur quatre étages, piscine chauffée, coiffeur, fleuriste, terrasse pour les fumeurs, le rival du Hilton et du Ritz vieillissant pour les dimensions royales du grand hôtel. Mérite un séjour… ou une visite.
L’archétype de l’hôtel zen, tout blanc, galerie d’art et jardin en face. Restaurant anglais de 30 à 45 livres. Chambres à partir de 215 livres.
Une adresse confidentielle dans un quartier tendance, décoration contemporaine, salon, verrière inondée de lumière. Chambres doubles à partir de 150 livres.
Un hôtel sélect et club privé, conseillé par les Londoniens à leurs amis, Spa et massages divers (40 livres pour 30 minutes), restaurant dans le vent, piscine et salon bar sur le toit. Chambres claires à partir de 105 livres.
Dans l’ancienne maison de couture de Christian Dior, Pierre Gagnaire a installé deux restaurants de grande classe. The Gallery, sous la belle coupole, haute de plafonds, lustre violet et tables bien séparées pour les préparations fines de Jean-Denis Le Bras, moins sophistiquées qu’à Paris rue Balzac: la sole de Douvres et le sorbet artichaut, le fois gras à la bigarade et poivre et un éventail de compositions savoureuses, uniques à Londres, à base de fromages travaillés. Remarquable menu à 40 livres, plats végétariens (menu à 75 livres), copieux menu dégustation à 95 livres, bien moins coûteux qu’ailleurs dans le même registre. Une étoile seulement, encore une bévue du guide. Un must pour les fins gourmets.
Le chef trois étoiles de Bray-on-Thames, tout près du Waterside Inn de Michel et Alain Roux, trois étoiles, fait revivre les plats d’hier de la cuisine anglaise: le riz au safran et vin rouge (14,50 livres), le turbot rôti à la chicorée (36 livres), le poulet à la laitue sauce aux huîtres (29 livres), le filet de bœuf d’Aberdeen aux champignons et chips (38 livres), le pudding au caramel et citron (10 livres), un «revival» gastronomique d’une étonnante originalité. Une étoile pour un chef à la palette très large. A ne pas manquer.
Dans le quartier de Covent Garden, le grand chef poitevin, deux étoiles, applique la même formule qu’à Paris, le repas autour du bar face au personnel de cuisine et une salle à manger plus classique où les plats du répertoire robuchonien, les ravioli de foie gras, les cailles farcies au foie gras, la purée lissée au beurre et le soufflé chaud au yuzu, demeurent les «must» de l’enseigne. Ils font courir tout Londres. Deux étoiles méritées.
Au sous-sol du gigantesque Mandarin, un vaste bistrot de boiseries inventé par le chef lyonnais de New York où l’on sert des spécialités canailles comme la queue de bœuf, le soufflé au chèvre, la tourte de canard au foie gras (14 livres) et les charcuteries artisanales de Gilles Vérot. Gâteau basque. Forte affluence au dîner, vins de Bourgogne en magnums.
Un confortable restaurant proche de Westminster, dont la carte est supervisée par Albert Roux: minestrone aux œufs (10 livres), ravioli de crabe (16 livres), pintade aux artichauts violets (25 livres), truite saumonée (26 livres), plats exécutés par le chef Toby, venu de chez Troisgros. De la belle ouvrage culinaire simple et goûteuse. Déjeuner très fréquenté.
Près de Marble Arch, un italien étoilé, une atmosphère chic et sélect, une «cucina» créative, loin des ritournelles de trattoria, pasta maison aux haricots, tarte au chocolat amer. Un des rares étoilés italiens du nord de l’Europe.
Près de Knightsbridge, un italien très fréquenté, un répertoire fourni autour des pâtes aux multiples ingrédients, tiramisu. Etoilé.
Dans Mayfair, un japonais étoilé autour d’un sushi bar et une carte de plats «Kaiseki» originaux et saisonniers. Tartare de thon et une collection de 200 sakés. Ambiance exotique.
Deux succursales du grand restaurant japonais, bien situées dans Londres. King crabe en tempura, black cod au miso et d’autres spécialités qui font courir toute la capitale.
Le chinois étoilé des beaux quartiers, cuisine de Canton la plus fine pour les amateurs, dim sun inégalables et soufflé au chocolat.
Le seul indien étoilé de Grande-Bretagne, décor de miroirs et de colonnes, cuisine de tradition sans fanfreluches : kebabs et currys de légumes, de viandes ou de poissons. Soigné, dépaysant, idéal au déjeuner pour le prix.
Nicolas de Rabaudy
Dossiers : art de vivre, Gastronomie, Londres, JO de Londres, restaurants



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