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Sexe, fête et alcool: dans l'intimité du village olympique

Grégoire Fleurot, mis à jour le 23.07.2012 à 10 h 33

Le village olympique de Londres le 29 juin 2012, REUTERS/Olivia Harris

Le village olympique de Londres le 29 juin 2012, REUTERS/Olivia Harris

Vous pensiez que le village olympique était un havre de paix dans lequel les meilleurs athlètes du monde entier se reposent et se concentrent entre deux épreuves de la compétition pour laquelle ils se préparent depuis quatre ans? Alors l’article du magazine ESPN sur «les secrets cochons» de ces mini-villes qui accueillent l’élite sportive mondiale tous les deux ans devrait changer l’image que vous en aviez.

Malgré la règle implicite qui veut que «ce qui se passe au village reste au village», l’auteur, Sam Alipour, a réussi à faire parler de nombreux athlètes en activité et à la retraite, qui lui ont livré leurs anecdotes et autres souvenirs sur cet aspect des Jeux olympiques peu connu du grand public. Le gardien de but de l’équipe féminine américaine de football résume bien la combinaison de facteurs qui favorise les rencontres extra-sportives:

«Les athlètes sont des extrémistes. Quand ils s’entraînent, c’est à fond. Quand ils sortent boire un verre, c’est 20 verres. Lors d’une expérience unique, vous voulez vous créer des souvenirs, qu’il s’agisse de sexe, de fête ou de sport. J’ai vu des gens faire l’amour en plein air. Sur le gazon, entre les bâtiments…»

Le sexe concerne combien de personnes durant les Jeux? «Je dirais entre 70% et 75% des olympiens», estime le nageur Ryan Lochte, qui participera à ses troisièmes Jeux olympiques à Londres. Et les Français ne sont pas les derniers à s’amuser, comme le raconte l’ancienne footballeuse américaine Brandi Chastain:

«Quand je suis rentrée [dans la salle de repas] pour la première fois à Atlanta, j’ai entendu des acclamations. Il y avait deux handballeurs français vêtus de chaussettes, de chaussures, de coquilles de protection, de cravates et de chapeaux qui se nourrissaient mutuellement debout sur une table. On s’est dit "Mon Dieu, c’est quoi cet endroit?"»

A quelques jours de la cérémonie d’ouverture des JO de Londres, le sujet de la vie quotidienne des athlètes pendant et dans les jours qui suivent la compétition fait aussi l’objet d’un livre signé d’un ancien olympien britannique anonyme, qui raconte les fêtes  du «village», où les 70.000 préservatif mis à disposition à Sydney en 2000 n’avaient pas duré une semaine. 100.000 ont été prévus par les organisateurs londoniens pour cette année.

Grégoire Fleurot
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Journaliste
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