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Euro 2012: les 11 joueurs qui ont marqué le premier tour

Slate.fr, mis à jour le 21.06.2012 à 17 h 32

Stars qui ont répondu présent ou inconnus qui se sont révélés aux yeux de l'Europe du foot, ils ont illuminé la première phase de la compétition.

Luka Modric lors du match Italie-Croatie à Poznan le 14 juin 2012, REUTERS/Petr Josek Snr

Luka Modric lors du match Italie-Croatie à Poznan le 14 juin 2012, REUTERS/Petr Josek Snr

Gardien

Iker Casillas (Esagne)

Etre gardien de l’Espagne, c’est comme être gardien du Barça: ne rien avoir à faire du match tellement ça joue à la passe à dix dans la moitié de terrain adverse, et puis, d’un coup, une occaz’ à arrêter sur un contre. Et c’est à ce moment-là qu’on voit la différence entre San Iker et Victor Valdes. Sans lui, la Roja serait peut-être en train de rentrer à la maison, et la Croatie d’exulter.

Défenseurs

Mathieu Debuchy (France)

Pour le reste de l’Europe qui n’en a rien à carrer de la Ligue 1, Mathieu Debuchy doit être un inconnu parmi quelques autres de cette équipe de France. Sauf que le Lillois a dû taper dans l’œil de pas mal de fans de foot: des centres, des redoublements, des tacles autoritaires, même sur Chevtchenko. Du travail quasi parfait, sauf que bon, ce match contre la Suède...

Jetro Willems (Pays-Bas)

Le latéral gauche néerlandais illustre à lui seul la fébrilité incommensurable de la défense Oranje. Une vraie passoire, trouée tour à tour par le Danemark, l’Allemagne et le Portugal. Sauf qu’à la différence d’Heitinga, Mathijsen et des autres, Willems n’a que 18 ans. Il n’a donc aucun souvenir des Koeman, des De Boer, de Danny Blind, et ça s’est vu. En revanche, il a toute sa carrière pour se remettre de cette humiliation

Gordon Schildenfeld (Croatie)


Schildenfeld se prend un pain de son gardien Pletikosa lors de Croatie-Irlande, REUTERS/Dominic Ebenbichler

Un Croate au patronyme autrichien, ça peut donner lieu à des blagues tombant sous le coup de la loi. Sauf qu’à voir ce défenseur de D2 allemande mettre des taquets pendant tout un match à Torres, Iniesta ou Silva, on a plutôt envie de le saluer, lui et son acolyte Corluka.

Pepe (Portugal)

Le patron du Portugal, sur le terrain, c’est lui. Le chauve épice tous les ballons et tous les tibias qu’il touche. Magistral. On attend plus que le carton rouge.

Milieux

Giorgos Karagounis (Grèce)


Les ravages de la crise grecque sur Karagounis, REUTERS/Kai Pfaffenbach

S’il avait été candidat aux législatives dimanche soir dans son pays, il aurait été élu sans problème. A 35 ans, le capitaine grec est passé par tous les états dans ce premier tour. Il rate un pénalty décisif contre la Pologne, en réussit un autre encore plus important pour sortir la Russie, et prend un jaune inutile qui le prive du rendez-vous historique face à l’Allemagne. Sinon, des ballons récupérés, une pelletée de passes réussies, er quelques ouvertures lumineuses.

Claudio Marchisio (Italie)

Sûrement le meilleur italien de cette phase de poule. Dans la foulée de son énorme saison à la Juve, Marchisio a joué parfaitement dans un rôle de milieu relayeur capable de se projeter vers l’avant. Ce qui est certes plus facile quand on joue à côté de Pirlo et De Rossi. Ne manque plus qu’un but décisif, et ce sera molto bene.

Michael Krohn-Delhi (Danemark)

Un joueur qu’on attendait absolument pas. A 28 piges, le Danois est loin d’être un petit nouveau, sauf que sa carrière en club est assez médiocre. Remplaçant aux Pays-Bas où il était parti jeune et où il n’a jamais percé, Krohn-Delhi est un cadre de Brondby depuis quatre ans, dans le championnat local.

Sinon, rien à signaler jusqu’à cet Euro: un premier but qui vaut une victoire de prestige contre les Pays-Bas et un autre qui a fait douter l’Allemagne, en plus d’une activité de tous les instants. Pas assez pour qualifier son pays pour les quarts, mais suffisant pour qu’on retienne son nom sans penser qu’il s’agit d’une maladie incurable.

Luka Modric (Croatie)

On vous avait prévenu que la Croatie jouerait bien, serait le poil à gratter du groupe C, et finirait par rentrer à la maison avec le titre officieux de meilleur 3e de groupe qui a eu la malchance de se retrouver dans une poule de malades. Une médaille en chocolat qu’on donnait auparavant aux Tchèques. La Croatie a en effet régalé les amateurs, surtout son meneur de jeu. Le Cruyff des Balkans a montré à quel point sa technique était délicieuse, avec une mention spéciale pour son utilisation exquise de l’extérieur de son pied. On en redemande.

Attaquants

Cristiano Ronaldo (Portugal)


Au concours de glissade sur les genoux, Cristiano est le meilleur, REUTERS/Michael Buholzer

Parce que L’Equipe l’a traité comme un malpropre pour le simple fait de ne pas avoir marqué deux triplés de quarante mètres lors des deux premières rencontres (où il ne fut certes pas décisif, mais loin d’être médiocre), avant de lui tresser des couronnes de lauriers et de lui refiler le Ballon d’or après son doublé et ses deux poteaux lors du match décisif contre les Pays-Bas. Rien que pour ça, on a envie de dire bravo à notre habituelle tête à claques.

Mario Gomez (Allemagne)

Sans conteste l’attaquant vedette du premier tour. Contre le Portugal, il débloque la situation, contre les Pays-Bas, il claque un superbe doublé. De quoi qualifier l’Allemagne et se contenter de trottiner contre le Danemark. Wunderbar, sauf que la carrière internationale de Miro Klose touche à sa fin, et que les performances de Gomez condamnent l'illustre machine à marquer à une sortie par la petite porte.

Remplaçants et tombés au champ d’honneur

A la fin de cet euro, on se remémorera avec émotion ce match d’ouverture, l’entrée en jeu et le péno détourné de Przemyslaw Tyton (non, ça ne marche pas au Scrabble) qui a renvoyé Szczesny (ça non plus) à son apprentissage de la lose à Arsenal. Côté polak, il aurait fallu plus de Jacub Blaszczykowski (non, non, n’insistez pas), le capitaine et milieu, très combatif, comme Damien Perquis, le héros du Doubs, qui a toujours su mettre une cuisse, un genou, un orteil pour contrer tout ce qui passait en face de lui, en vain.

Au milieu, Alou Diarra a été bien au-dessus de son niveau de la saison en L1 et quasi parfait lors des deux premiers matchs, comme Yohan Cabaye, qui a marqué les esprits. Sami Khedira sera un homme clé pour l’Allemagne dans les prochains tours, tellement il assure le boulot. En quarts, il retrouvera une équipe de Grèce où ça bataille ferme, notamment le milieu droit Dimitris Salpigidis et l’avant-centre Georgios Samaras, dont on se demande ce qu’il bouffe pour courir et défendre autant.

La Russie s’est complètement foirée, trop facile, trop indolente, comme le pourtant talentueux milieu Igor Denisov, et Alan Dzagoev, qui a planté trois fois. Pour les frissons, on dit merci à Andreï Chevtchenko et, bon, aussi à Zlatan malgré tout.

Ludovic Job

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