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Euro 2012: L'Equipe relate la «crise de nerfs» du vestiaire des Bleus

Grégoire Fleurot, mis à jour le 21.06.2012 à 11 h 04

Samir Nasri et Hatem Ben Arfa lors de France-Suède à Kiev le 19 juin, REUTERS/Eddie Keogh

Samir Nasri et Hatem Ben Arfa lors de France-Suède à Kiev le 19 juin, REUTERS/Eddie Keogh

Les joueurs et le staff de l’équipe de France le savent depuis le 19 juin 2010, tout ce qui est dit dans leur vestiaire est susceptible de se retrouver en «une» du journal L’Equipe. Surtout les lendemains de défaite.

Deux ans et deux jours après la célèbre «une» rapportant les insultes de Nicolas Anelka à Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique à la Coupe du monde sud-africaine, le journal titre son édition de ce jeudi 21 juin, surlendemain d’une défaite peu glorieuse face à la Suède: «Les secrets d’un règlement de compte».

Mais ce titre accrocheur masque un numéro qui laissera les lecteurs en soif d’un nouvel épisode de soap opéra sur leur faim. A l’intérieur du journal, un simple article d’une demi-page sur la «crise de nerfs du vestiaire bleu» au milieu des habituelles analyses techniques et sportives de la prestation de l’équipe de France et de ce qui l’attend lors de son quart de finale.

Les quelques instants où «la tension a grimpé de dix crans» dans le vestiaire sont narrés au présent, avec des citations précises, pour que le lecteur ait l’impression de vivre l’après-match avec les joueurs dans le vestiaire.

La déclaration la plus fracassante? Hatem Ben Arfa, joueur aux penchants individualistes sur le terrain et au caractère réputé «difficile», a reproché au sélectionneur, qui lui demandait de lâcher son téléphone portable, de l’avoir sorti à la 59e minute alors que des joueurs «plus nuls» que lui étaient encore sur la pelouse, et a proposé dans l’énervement du moment à Laurent Blanc de le renvoyer chez lui s’il ne lui donne pas satisfaction.

Samir Nasri, qui avait déjà fait l’objet d’une «une» de L’Equipe et d’innombrables articles pour avoir conseillé à un journaliste de ce même journal de «fermer sa gueule» après son but contre l’Angleterre, a quant à lui demandé à son coéquipier Alou Diarra, qui formulait des reproches aux joueurs offensifs de l’équipe, de rester poli.

Si les mots ne sont cette fois-ci pas assez forts pour déclencher une polémique nationale, ils ne manqueront pas d’alimenter les commentaires négatifs sur l’individualisme et le manque d’éducation des joueurs de foot. Après tout, cette équipe de France est un «troupeau d'individualités mal élevées», selon le journaliste Pierre Ménès.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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